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Les opposants au registre, des «anarchistes» selon Coiteux

<b>Martin Coiteux</b><br /><i>Président du Conseil du trésor</i>
Photo d'archives, Le Journal de Québec, Simon Clark Martin Coiteux
Président du Conseil du trésor

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Les opposants au registre des armes à feu ont une philosophie politique «anarchiste», croit le ministre de la Sécurité publique Martin Coiteux.

«Vous me dites, on se méfie tellement de l’État qu’on veut s’organiser tout seul. Ça fait un peu anarchiste comme proposition. Je suis un peu surpris. On voit bien que c’est une philosophie politique qui vous anime, plus qu’un contrôle de coût», a lancé M. Coiteux aux représentants du groupe «Tous contre un registre québécois des armes à feu» lors des consultations du projet de loi 64 sur l’immatriculation des armes à feu.

Le ministre s’est désolé de voir que ses représentants Guy Morin et Jessie McNicoll soutiennent que certains de leurs membres refuseront de s’enregistrer lorsque la loi sera adoptée. Il associe cela à une «rébellion contre les lois».

La remarque a fait sourciller Mme McNicoll, qui a rappelé au ministre son passé libertarien. «Vous parliez de l’État tentaculaire et de la liberté individuelle. On s’est responsabilisé. On craint que la loi serve ultérieurement d’outil de taxation», a-t-elle dénoncé.

Elle soutient que les clubs de tir demandent à leurs membres qui sont en situation de détresse de prêter leurs armes à des amis de confiance le temps qu’ils reprennent leur vie en main, pour éviter les suicides et drames familiaux. Le ministre Coiteux estime qu’il s’agit plutôt de remplacer le travail des policiers par une sorte de «milice» et a rappelé qu’il existe déjà un processus de «saisie préventive des armes».

Le caquiste André Spénard, lui-même chasseur de dindon à ses heures, a pris la défense de Mme McNicoll. «On prend bien les clés de char de nos chums quand ils sont chauds. C’est le même genre d’entraide communautaire», a-t-il laissé tomber.