/news/currentevents
Navigation

Le chauffeur de taxi accusé aurait dit avoir été «stupide»

Il est accusé d’agressions sexuelles et de séquestration sur deux étudiantes

Lamine Maifi
Photo Le Journal de Montréal, Chantal Poirier Lamine Maifi ne peut plus conduire de taxi depuis janvier 2015, puisque son renouvellement de permis lui a été refusé.

Coup d'oeil sur cet article

Le chauffeur de taxi accusé d’agressions sexuelles sur deux clientes aurait reconnu avoir été «stupide», lors d’un interrogatoire au Bureau du taxi.

«Oui, ça m’arrive de dire à une cliente qu’elle est belle, c’est une façon d’avoir du pourboire, j’ai été stupide, j’avais peu d’expérience», aurait dit Lamine Maifi à un inspecteur du Bureau du taxi à Montréal, tout en ajoutant ne pas se souvenir des événements.

Cette déclaration a été présentée à la cour hier, alors que Lamine Maifi, un chauffeur de taxi marié et père de trois enfants, subit son procès pour des gestes à caractère sexuel sur deux étudiantes de 19 ans en 2013.

Dans le premier cas, l’accusé de 40 ans aurait insisté pour obtenir un baiser d’une étudiante en plus de lui serrer le bras. Dans l’autre, le chauffeur aurait mis ses mains sur la cuisse et la poitrine de la passagère, en plus de refuser de débarrer la porte tant qu’elle ne l’embrassait pas.

«Il a dit qu’il avait été généreux, et que moi non», a assuré la victime alléguée lors de son témoignage mardi, au palais de justice de Montréal.

Mais en plus d’avoir des accusations criminelles déposées contre lui, Maifi a aussi été rencontré par le Bureau du taxi pour «manque de courtoisie avec une cliente».

C’est à ce moment qu’il aurait dit avoir été stupide, même s’il avait juré ne pas se souvenir de l’incident.

«J’ai senti un certain remords dans ses faits et gestes, il avait les yeux rouges, il était à la limite de pleurer», a témoigné à la cour un des inspecteurs présents lors de l’interrogatoire.

Contestation

Toutes les déclarations de Maifi sont toutefois contestées par la défense, qui a souligné que l’interrogatoire avait commencé avant que l’inspecteur présente au chauffeur le résumé des faits.

La juge devra d’ailleurs déterminer si les paroles de l’accusé peuvent être utilisées ou non en preuve.

L’avocate de Maifi contestera aussi que son client est bel et bien le chauffeur qui aurait commis les crimes, et compte déposer une requête à la cour d’ici la prochaine audience, en octobre.