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Lucian Bute a des choses à prouver

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Après avoir surpris bien des gens en poussant James DeGale à la limite en novembre dernier, au Centre Vidéotron, Lucian Bute veut démontrer qu’il a encore du sang de champion dans les veines.

Le 30 avril, à Washington, face à Badou Jack (20-1-1, 12 K.-O), il aura une autre chance de mettre la main sur un titre, soit celui des poids super-moyens de la WBC.

Une occasion rêvée pour le boxeur de 36 ans, qui vivra un second combat de championnat du monde en cinq mois.

«Jusqu’à présent, on a eu un très bon camp, avec des partenaires de “sparring” de qualité, a raconté Bute au terme d’un entraînement public, hier, à Dorval. Le gros de l’entraînement est fait. J’ai hâte de monter sur le ring.»

Confiance renouvelée

Le Québécois d’origine roumaine transpire la confiance, une confiance renouvelée qu’on ne lui avait pas vue depuis son règne chez l’IBF, de 2007 à 2012.

«Face à DeGale, ma confiance n’était pas vraiment à 100 %, a-t-il avoué. J’avais encore des doutes. Après ma performance, je suis en confiance à 100 %.»

Toutefois, la victoire n’est pas gagnée d’avance pour celui qui devra affronter le Suédois maintenant établi aux États-Unis.

«C’est un bon boxeur, mais pas exceptionnel. Il fait des erreurs. Ce sera mon 13e combat de championnat. Mon expérience et ma vitesse vont faire la différence.»

«J’ai des outils pour le battre, même si je ne le prends pas à la légère. Il a une bonne droite et frappe fort.»

Dissiper les doutes

Afin d’arriver à ses fins, Bute (32-3, 25 K.-O) devra dominer son rival sur ses terres. Les rounds serrés seront à éviter.

«Je ne souhaite pas qu’on atteigne la limite, a soutenu son entraîneur Howard Grant. Nous serons chez lui. On devra le mettre K.-O., du moins ne pas laisser aucun doute dans la tête des juges.»

«Il faut que ça soit clair qu’il est meilleur que Jack, a renchéri le vice-président opérations et recrutement du Groupe Yvon Michel, Bernard Barré. Mais il a les atouts pour y arriver. Il est gaucher, il cogne dur, il a l’expérience et il est super motivé, encore plus que jamais.»

Guerre de mots

L’attitude de Jack, qui a récemment dit qu’il pensait déjà à ses prochains adversaires après s’être débarrassé de Bute, n’inquiète pas le principal intéressé.

«Ce n’est qu’un jeu psychologique. Il sait que je représente un gros défi. Mais tant mieux s’il me sous-estime. Je vais le surprendre. Je vais ramener au Québec la ceinture qui a longtemps appartenue à Éric Lucas.»

«La pression ne sera pas sur moi. C’est lui le favori, c’est lui le champion. Si j’en donne plus, je vais avoir la victoire.»