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Fjords, plages et falaises à Terre-Neuve

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PARC NATIONAL DU GROS MORNE, Terre-Neuve | Au mois de juin, en compagnie de nos deux ados, nous partons pour Deer Lake, Terre-Neuve, équipés de deux tentes ultralégères, vêtements de pluie et bottes imperméables: on nous a prévenus qu’il pleuvait beaucoup dans la région. Notre objectif : explorer à la marche le parc national du Gros Morne, qui figure sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

La première randonnée que nous avons choisie durera deux jours.

Nous partons à travers le paysage ­lunaire des Tablelands, cette étrange ­formation rocheuse, constituée de blocs de ­péridotite ocre fissurés par le gel – les «Tables » –, qui témoigne de la remontée à la surface d’une portion du manteau terrestre.

Après quelques kilomètres, on s’enfonce dans la forêt par un agréable sentier qui nous mènera, en quelques heures, à ­l’endroit que nous avons choisi pour y passer la nuit, au bord de la mer, après la ­traversée à gué d’une rivière d’eau douce qui, un peu plus en aval, rencontre l’eau ­saline. Le coucher de soleil sera sublime.

Le lendemain matin, le ciel est au beau fixe, sans l’ombre d’un nuage. On reprend la route par un sentier assez spectaculaire qui n’est pas sans rappeler la côte de l’Écosse, avec ses falaises coiffées de prés verdoyants. Sur une dizaine de kilomètres longeant la côte escarpée, nous sillonnons à travers les prés en fleurs, ­explorons anses et cavernes marines. Au total, pour les deux journées: une superbe boucle de 16 kilomètres, variée à souhait!

Lookout Trail

Le lendemain, on décide d’effectuer un aller-retour sur les 5 kilomètres du sentier Lookout, qui mène à un panorama ­exceptionnel sur le parc. La randonnée s’effectue en bonne partie en zone inondée, mais une passerelle de bois, fort bien aménagée, nous garde les pieds bien au sec et rend la balade plus agréable. Sur la plateforme du sommet, deux chaises ­Adirondack nous attendent, pour une pause lunch avec vue.

Snug Harboor

On ne saurait quitter le Gros Morne sans effectuer la randonnée de 8 heures vers Snug Harboor. La route, un peu boueuse, n’est pas des plus aisées; on doit même traverser un assez large cours d’eau à gué, avec tout notre matériel de camping sur le dos. Heureusement que la longue corde, installée en permanence, nous permet de garder notre équilibre sur les rochers mouillés. Sur la plage, on doit chercher un peu afin de retrouver le sentier, mais quelle récompense au bout du chemin! Le site de Snug Harboor est l’un des plus magnifiques que nous ayons vus. On y plante nos petites tentes directement sur la plage de petits cailloux. L’eau de la baie est si claire que l’on peut y voir le fond, même à dix mètres de ­profondeur. Le coucher de soleil sur les falaises qui l’entourent sera inoubliable.

Quirpon Island

Avant de quitter la région, on s’offre un petit bonus: la traversée en zodiaque vers l’île de Quirpon, «une des destinations les plus isolées au monde», selon le London Sunday Times. Balayée par les vents et romantique à souhait, l’île offre une ­dizaine de kilomètres de sentiers rocheux, avec vue sur la mer du Labrador. On dit que certaines années, on peut même y ­observer des glaciers descendant le ­détroit de Belle Isle, et ce, jusqu’en juillet. Déception pour nous, car nous n’en avons aperçu aucun: il a fait trop chaud cette année-là... On se console en s’offrant une nuit et un repas fort agréables au ­Lighthouse Inn, le seul hébergement ­offert sur l’île, où Ed et sa famille nous ont procuré un accueil sans pareil.


♦ Fervente amatrice de plein air et de voyages, mère de deux ados et adepte de simplicité volontaire, Sandra Cusson aime consacrer ses temps libres à la découverte de petits ou grands paradis où il fait bon s'adonner à la contemplation des beautés de la nature.