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L’impact des unités spéciales

Les Flyers ont intérêt à être disciplinés, sans quoi Alex Ovechkin et Nicklas Backstrom ­risquent de leur faire payer cher.
photo d’archives Les Flyers ont intérêt à être disciplinés, sans quoi Alex Ovechkin et Nicklas Backstrom ­risquent de leur faire payer cher.

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On ne répétera jamais assez que pendant les séries éliminatoires, les unités spéciales représentent la clé des succès d’une équipe. Les premiers matchs du premier tour du tournoi de cette saison m’ont permis d’apprécier le travail des spécialistes des Capitals de ­Washington, des Stars de Dallas et les Sharks de San Jose.

En infériorité numérique, on sait que pour réussir, le meilleur joueur dans de telles situations doit être le gardien. C’est lui qui doit faire toute la différence.

Mais en supériorité numérique, une équipe doit miser sur des joueurs ­créatifs et polyvalents.

Quand une formation parvient à ­marquer un ou deux buts en supériorité numérique, elle force son adversaire à ­reviser son plan de match. Si les Flyers de Philadelphie veulent «brasser» les ­Capitals, ils peuvent toujours le faire, mais ils risquent d’en payer le gros prix si leur combativité dépasse les règles du jeu et qu’ils visitent le banc des pénalités.

Dans le premier match de la série, les Flyers et les Capitals n’avaient pas encore disputé leur deuxième rencontre au moment d’écrire ces lignes, les champions du calendrier régulier ont mis à profit le talent de John Carlson, de Matt Niskanen, d’Alex Ovechkin, de Nicklas Backstrom, de TJ Oshie, de Marcus ­Johansson et d’Evgeni Kuzletsov. Ils ont autant de joueurs talentueux au sein de la deuxième vague que sur la première.

Par conséquent, l’intimidation n’est sûrement pas la meilleure idée pour battre cette équipe. Non seulement possède-t-elle une attaque explosive, elle mise aussi sur des joueurs avec des gabarits imposants. Une équipe redoutable que celle des Capitals.

Je vous propose donc quelques ­réflexions sur le début des séries ­éliminatoires.

Redoutables attaques massives

Les Stars de Dallas n’ont rien à envier aux Capitals relativement à leur attaque à cinq. Les Sharks de San Jose également. Ceux-ci peuvent-ils causer une surprise en éliminant les Kings? Possible.

Il faudra nécessairement que les Kings évitent les pénalités parce que les Sharks sont redoutables avec Brent Burns, Joe Pavelski, Logan Couture, Joe Thornton et Patrick Marleau.

L’apport de Keith

Le retour de Duncan Keith a immédiatement eu un impact sur la formation des Blackhawks de Chicago. Dans un premier temps, il a retrouvé son compagnon Nicklas Kjalmarsson. Les deux forment le meilleur duo des Blackhawks à la ligne bleue.

Il a aussi contribué à deux des trois buts de l’équipe. Et, il a joué plus de trente minutes. Avec Keith dans la mêlée, les équipes adverses hésitent à appliquer un échec avant surtout lorsqu’il contrôle la rondelle et on sait également comment il peut contribuer à la contre-attaque de sa formation.

Les Blackhawks ont remporté une victoire impressionnante, vendredi soir...

Drouin déterminé

J’aime bien Jonathan Drouin. J’avais mentionné, il y a quelques saisons, qu’il était pour remplacer Martin St-Louis aux côtés de Steven Stamkos. On connaît la suite des événements. Stamkos est maintenant sur la touche et on se demande s’il reviendra à Tampa la saison prochaine.

Également, Drouin a demandé à être échangé en novembre dernier. Se pourrait-il que la situation ne soit plus la même et que le jeune homme soit maintenant considéré comme un joueur de premier plan?

Lors des deux premiers matchs de la série contre les Red Wings, il a démontré beaucoup de détermination et il a tenu la défense des Red Wings sur le qui-vive. Sa passe à Brian Boyle lors du deuxième match a été l’un des faits marquants de la rencontre. Jon Cooper l’a utilisé durant 17 min 35 s dans le premier match et 19 min 17 s dans la deuxième rencontre. Il a également réalisé trois jeux qui ont permis au Lightning de ­ravir la rondelle aux Red Wings.

Comme je l’ai toujours précisé, le premier tour des séries de la Coupe Stanley est le plus captivant et surtout le plus imprévisible. Les Predators de Nashville n’ont-ils pas remporté le premier match de la série qui les oppose aux Ducks d’Anaheim?

Julien : la bonne décision

Les Bruins de Boston ont pris la meilleure décision en confirmant le retour de Claude Julien derrière le banc la saison prochaine.

Julien est un entraîneur de carrière. Et quand ton meilleur joueur, Patrice Bergeron, déclare que ­Julien est le meilleur pilote pour lequel il a joué, cela a du poids.

De toute façon, les ­dirigeants de l’équipe ­savaient fort bien que Claude Julien aurait ­obtenu un emploi sur-le-champ s’il avait été libéré, peut-être à Ottawa. Voilà de quoi faire réfléchir les décideurs des Bruins.

D’autres changements

En confirmant le retour de Julien, les Bruins ont aussi annoncé le départ de Doug Houda, l’un des adjoints de l’entraîneur. Je ne serais pas étonné du tout que Bruce Cassidy, l’entraîneur-chef des Bruins de Providence, se voie offrir le poste d’entraîneur adjoint avec le grand club.

Pourquoi? Parce que les Bruins vont apporter d’autres changements, ils vont donner la chance aux jeunes joueurs de l’organisation, ceux qui étaient à Providence, d’être promus avec l’équipe de la Ligue nationale.

De plus en plus, on voit les entraîneurs qui ont connu du succès dans la Ligue américaine s’amener dans la Ligue nationale et ouvrir la porte à quelques patineurs qui évoluaient avec le club-école.

Mike Sullivan a transformé les Penguins de Pittsburgh avec l’addition de quatre joueurs venant de Wilkes-Barrie. Jon ­Cooper avait fait la même chose à son arrivée avec le Lightning de Tampa Bay. Quelques joueurs de la formation de Syracuse que dirigeait Cooper sont maintenant avec le ­Lightning.