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Jusqu’à quand des réserves au Canada?

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Photo Reuters

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Ces territoires où vivent exclusivement des autochtones sont une honte pour le Canada. Ces ghettos, financés à coups de milliards depuis des décennies, sont pour la plupart des lieux inhumains. Isolés, à l’écart de toute civilisation, ils maintiennent la misère qui se transmet de génération en génération et ses habitants sont parmi les damnés de la terre.

Trop souvent les chefs de bande se comportent en despotes et gèrent les millions payés par les taxes de tous les citoyens sans obligation de rendre des comptes sur les dépenses encourues.

C’est au nom de valeurs traditionnelles empreintes de nostalgie que la majorité des autochtones refusent de quitter leurs réserves installées sur de vastes territoires qui leur appartiennent, certes, mais où il est impossible d’être éduqué, soigné et de gagner sa vie.

L’isolement, la promiscuité, l’absence de ces services essentiels à toute communauté humaine font des réserves des lieux de désespoir.

Les traditions ancestrales

À quoi sert-il de protéger les traditions ancestrales si elles étouffent toute liberté individuelle, si elles emprisonnent les autochtones dans l’illusion qu’elles protègent leur culture alors qu’elles annoncent plutôt leur disparition à long terme?

Oubliez le mythe de la chasse et de la pêche, ces activités qui permettaient de se nourrir dans le passé. Les autochtones d’aujourd’hui se nourrissent de «junk food», se saoulent jusqu’à plus soif et consomment des drogues qui arrivent par les avions des Blancs.

Une question lancinante s’impose. La culture autochtone n’a-t-elle pas échoué à prendre le tournant de la modernité qui, elle, a propulsé tout l’occident hors de la pauvreté en favorisant l’émergence de la classe moyenne? Cette culture traditionnelle revendiquée comme l’essence de l’identité autochtone n’entre-t-elle pas en collision avec le développement lié à la prospérité économique?

Le suicide

Dans nombre de réserves les femmes sont sexuellement abusées ou tuées. Les hommes, condamnés à l’oisiveté, se défoncent à en perdre la raison. Nombre de jeunes considèrent le suicide comme la seule option à leur douleur de vivre. Ils ont douze, treize ans et ils pactisent entre eux pour mourir. Pourquoi ces morts? Pourquoi ces incestes au quotidien? Pourquoi, sinon parce que ces territoires qui sont les leurs depuis tant de siècles ne sont plus une terre nourricière?

Et pourquoi les Blancs continuent-ils de se déculpabiliser en allongeant des milliards à des élites dont ils savent qu’elles en détournent une partie à leur propre avantage? Comme tous les mafieux de la terre savent le faire.

Les traditions ne peuvent pas servir d’alibi à l’exploitation humaine. Les quelques réserves qui connaissent la prospérité, où les jeunes sont éduqués, où le chômage est au plus bas comme à Osoyoos en Colombie-Britannique sont une exception. Elles sont le fait de chefs de bande dynamiques, ouverts, des élites qui ont compris que le progrès économique n’était pas réservé aux Blancs.

Il faudra bien envisager de cesser officiellement de tuer moralement les autochtones en les maintenant sans un assistanat qui en fait des citoyens de seconde zone au Canada. Les milliards de dollars ont enfoncé les premiers habitants du pays dans une déculturation tragique.

Quelle infamie!