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Un baptême cannois pour Kim Nguyen

Son film retenu pour la Quinzaine des réalisateurs

Un baptême cannois pour Kim Nguyen
photo courtoisie

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Après avoir vécu la folie des Oscars il y a trois ans avec son film Rebelle, le cinéaste québécois Kim Nguyen aura la chance de découvrir l’effervescence du Festival de Cannes pour la première fois de sa carrière le mois prochain.

Son premier film anglophone, Two Lovers and a Bear, a effectivement été retenu dans la programmation de la Quinzaine des réalisateurs, une section parallèle du célèbre festival cannois.

Si cette sélection a été confirmée seulement hier matin, Kim Nguyen avait été mis au courant de la bonne nouvelle il y a un bon moment déjà.

«On l’a su au début de l’hiver et je me suis mordu les poings depuis pour ne pas le dire à mes collègues, a raconté hier en riant le cinéaste québécois.

«Quand on fait du cinéma, c’est sûr qu’aller à Cannes fait toujours partie des choses qu’on veut faire un jour. C’est le fun de pouvoir vivre ça aujourd’hui alors que j’ai 40 ans et que j’ai déjà réalisé quelques films. Ça me permet d’y aller avec plus de sérénité que si c’était mon premier film.

Pas d’attentes

«Avec les années, j’essaie de me concentrer sur le moment présent et de ne pas me créer trop d’attentes. Je compte donc aller à Cannes avec l’objectif de célébrer le cinéma avec des collègues cinéastes et de profiter le plus possible de cette expérience.»

Tourné l’an passé dans un froid souvent extrême au Nunavut et dans le nord de l’Ontario Two Lovers and a Bear relate la rencontre entre deux âmes brisées dans une petite ville du Grand Nord. Le film met en vedette la Canadienne Tatiana Maslany (Orphan Black) et l’Américain Dane DeHaan (L’extraordinaire Spider-Man 2).

Kim Nguyen décrit le film comme «une histoire d’amour torturée qui se déroule quelque part près d’une base lunaire».

«J’ai essayé de montrer l’inquiétante étrangeté qu’on peut retrouver dans le Grand Nord, explique-t-il.

«C’est un univers rempli de paradoxes où il y a un mélange de réalisme et de surréalisme. On a aussi voulu rester le plus authentique possible dans notre démarche. Ça coûte très cher d’aller tourner en Arctique. Dès le début du projet, des collaborateurs nous ont suggéré de tourner sur écran vert, pour économiser. Mais le producteur Roger Frappier a eu le courage de défendre notre vision et d’insister pour qu’on aille tourner là-bas.

«Ç’a été un tournage parfois souffrant à cause du froid, mais on est heureux et fiers d’être allés sur place pour le faire.»


  • Le prochain Festival de Cannes aura lieu du 11 au 22 mai.
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