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Pas besoin de diplôme secondaire pour aller au Cégep

Geneviève Papatie et Tayanna Penosway pourront intégrer le Cégep même si elles n’ont pas terminé le secondaire.
Photo David Prince Geneviève Papatie et Tayanna Penosway pourront intégrer le Cégep même si elles n’ont pas terminé le secondaire.

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LAC-SIMON | Les autochtones de l’Abitibi n’ont plus besoin d’avoir leur diplôme d’études secondaires en poche pour pouvoir s’inscrire au Cégep, un passe-droit unique au Québec.

Tayanna Penosway, une Algonquine de la réserve de Lac-Simon en Abitibi, a l’intention de s’inscrire au Cégep en sciences humaines en septembre dans le but de devenir enseignante, mais il lui manque quelques cours pour terminer son secondaire 5. Contraîrement aux autres élèves québécois dans sa situation, elle pourra tout de même aller au Cégep de Val-d’Or tout en terminant sa formation secondaire.

Lac-Simon a été touchée par plusieurs drames sociaux récemment alors qu’un policier a été tué en février et qu’un membre de la réserve a été abattu par un policier au début avril, mais le conseil de bande mise sur l’éducation pour régler les problèmes sociaux dans la communauté.

0Le ministère de l’Éducation a accepté que les étudiants autochtones de l’Abitibi à qui ils manquent 10 unités ou moins avant d’avoir leur diplôme d’études secondaires puissent compléter leur formation en même temps qu’ils vont au Cégep. «Ça représente environ deux cours de secondaire 5. Par exemple, un élève qui n’aurait pas réussi son français et un autre cours pourrait quand même aller au Cégep», soutient le directeur du Centre de formation pour les adultes de Lac-Simon, Martin Adam.

Miser sur l’éducation

Le responsable de l’éducation au conseil de bande de Lac-Simon, Kevin John Papatie, estime qu’il s’agit d’un changement majeur.

«C’est un gros changement. Accéder à l’éducation donne une fierté à nos jeunes. Il y a de plus en plus de réussite et de gens qui vont au Cégep. Nos parents sont allés dans les pensionnats autochtones et l’éducation était imposée. La nouvelle génération est différente parce qu’elle a accès à l’éducation et au marché du travail», a-t-il dit.