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Pas de contrat de gré à gré pour Logibec

Diane Lamarre
Photo Le Journal de Québec, Simon Clark La députée du Parti québécois Diane Lamarre.

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QUÉBEC | Le Parti québécois taxe le ministre Gaétan Barrette d’«improvisation» dans le dossier du contrat informatique pour financement axé sur le patient, qui sera finalement octroyé avec appel d’offres.

Québec avait annoncé son intention d’octroyer le mandat de 64 M$ sans appel d’offres à la firme Logibec. Mais «nous n’irons pas dans la direction du gré à gré avec Logibec», a confirmé le ministre en commission parlementaire, questionné par la députée du Parti québécois Diane Lamarre.

Cette dernière ne met pas en doute les compétences de Logibec, mais juge que l’entreprise a peut-être bénéficié d’un «préjugé favorable» du gouvernement.

En février, Québec a annoncé son intention d’accorder le contrat à Logibec, à moins que d’autres firmes soient en mesure de démontrer qu’elles sont capables de faire le travail à un coût égal ou moindre.

Deux entreprises ont réussi, ce qui conduit Québec à un appel d’offres.

«Le ministre devait faire un appel d’offres en bonne et due forme», fait valoir la députée péquiste en matière de santé.

Elle juge que le ministre «a fait preuve d’improvisation et là, il a fait ses devoirs correctement».

Québec dit avoir suivi les règles

Notre Bureau d’enquête a relevé que des membres du Parti libéral ont frayé avec l’entourage de la firme visée. Québec a nié catégoriquement tout favoritisme et assure avoir respecté toutes les règles.

Le réseau de la santé avait pourtant réalisé une étude de marché avant de publier son avis d’intention.

Celle-ci concluait que «la décision de procéder par contrat avec Logibec [...] constitue la seule alternative envisageable, selon la connaissance du marché».

Or, d’autres entreprises ont levé la main.

Est-ce que le ministre Barrette se questionne sur l’étude de marché du réseau?

«Non, pas du tout», nous a-t-il raconté en entrevue, soulignant qu’une firme qui n’était pas connue est apparue.

«Dans le monde technologique, s’il y en a un dans le gouvernement qui est bilingue là-dedans et qui est très informé, c’est moi, et je n’ai jamais entendu parler de cette firme-là», poursuit-il.