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Pas le goût d’arrêter

Jacques Martin fait ­partie du paysage de la Ligue nationale depuis une trentaine d’années.
photo d’archives Jacques Martin fait ­partie du paysage de la Ligue nationale depuis une trentaine d’années.

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Ça fait 30 ans cette année que Jacques Martin travaille comme entraîneur dans la LNH. Trente ans à s’investir corps et âme afin de trouver la meilleure façon de faire gagner son équipe.

Depuis son arrivée avec les ­Penguins en 2013, il a occupé un rôle d’adjoint à Dan Bylsma et de consultant pour Mike Johnston avant que ce dernier soit congédié en décembre.

Depuis, il est de retour derrière le banc avec Mike Sullivan et s’occupe des défenseurs et du désavantage numérique de l’équipe. Sa passion pour le coaching ne s’est jamais évaporée et si vous croyez qu’il n’a pas le goût de redevenir un entraîneur-chef, détrompez-vous.

Mais avant de penser à son avenir – il en est à sa dernière année de contrat –, il veut d’abord se concentrer sur les succès des Penguins.

«Toute mon attention est sur cette équipe présentement et je ne pense pas à autre chose. Et pour répondre à ta question, j’ai définitivement la passion et l’expérience pour retourner comme entraîneur-chef. Si ça arrive, tant mieux. Si ça n’arrive pas, ce n’est pas grave», souligne Martin avec un grand sourire aux lèvres.

L’ÉQUIPE AVANT TOUT

Trente ans à travailler pour des ­organisations dans la LNH, ça ne s’achète pas. Depuis qu’il a été remercié par Pierre Gauthier alors qu’il était l’entraîneur du Canadien en décembre 2011, il ne s’est pas tourné les pouces longtemps. Même si aucune autre formation ne lui a demandé de retourner derrière le banc pour être le chef d’orchestre, il n’a pas du tout hésité à retourner à ses anciennes amours d’entraîneur adjoint.

La dernière fois qu’il avait occupé ce poste, c’était avec l’Avalanche en 1995, avant que Gauthier, alors directeur général des Sénateurs, ne lui fasse signe. Est-ce qu’il a dû piler sur son orgueil pour accepter de seconder Mike Sullivan?

«Pas du tout. Ça dépend de chaque personne. Il y a des entraîneurs qui ont de l’orgueil et d’autres moins. J’ai toujours été un gars d’équipe. Regarde à Ottawa. Mes succès ne seraient jamais venus sans le travail des gens dans l’organisation. Regarde nos dépisteurs, qui ont mis la main sur Marian Hossa, Daniel ­Alfredsson et les transactions qui nous ont permis de mettre la main sur Zdeno Chara, Wade Redden et Patrick Lalime. Tout ça est un travail d’équipe.»

PRIVILÈGE

La semaine dernière, Mario ­Lemieux a invité les dirigeants des Penguins et les entraîneurs au restaurant Milos à New York. Moment de repos entre deux matchs pour profiter de la vie et aussi continuer à tisser des liens. Mais ce n’est pas parce qu’il est âgé de 63 ans qu’il n’est pas émerveillé par ce genre de soirée avec des grands de la LNH.

«Je me dis que c’est un privilège. J’ai grandi dans une ferme laitière dans l’Est ontarien et je regarde ce qui se passe encore aujourd’hui pour moi et je ne peux pas demander mieux. J’apprends tellement avec un propriétaire comme Mario Lemieux que j’ai coaché aux Jeux olympiques à Salt Lake City (2002). Pense aux ­autres adjoints de Mike Sullivan. Rick Tocchet et Sergeï Gonchar sont des gars qui aident énormément parce que les choses changent ­beaucoup dans notre sport.»

PRIVILÈGE

En attendant, Sullivan m’a indiqué en entrevue au cours du week-end qu’il n’hésitait jamais à consulter Jacques Martin.

«Son bagage d’expérience est très important et lorsque j’ai des décisions à prendre, je m’appuie énormément sur ce qu’il me recommande.»

Maintenant, l’objectif est de remporter une première coupe Stanley. On sent que les Penguins représentent une formation très unie, surtout que les joueurs ont soutenu les ­demandes des entraîneurs.

Qui sera en mesure de les arrêter?

PASCAL DUPUIS DOIT PATIENTER

Ce n’est pas parce que les médecins lui ont interdit de retourner au jeu cet hiver que Pascal Dupuis se tourne les pouces pour autant. À chaque match à domicile, il appuie le groupe d’entraîneurs dans leur travail et il continue d’être dans l’entourage de l’équipe. Seul problème, il aurait aimé être sur la glace dans les entraînements, mais il n’a pas le droit de le faire en raison de ses problèmes de santé. Dupuis a été forcé à cet éloignement du jeu en raison de caillots de sang qui se sont logés dans ses poumons, entre autres. Éventuellement, il devrait obtenir le feu vert des médecins et pourra appuyer les entraîneurs si ces derniers le désirent. Il ­prendra les prochaines semaines pour étudier les options qui lui seront offertes, mais une chose est certaine, il n’a pas ­l’intention de rester inactif.

LA FIN D’UNE ÉPOQUE

Trois joueurs qui ont marqué la jeune ­histoire du Lightning pourraient bien rejoindre leur ami Martin St-Louis à la retraite dans les prochaines ­semaines. Les équipes de Brad Richards (Red Wings), Dan Boyle (Rangers) et ­Vincent Lecavalier (Kings) ont toutes été éliminées en première ronde et ces trois joueurs ont avoué au cours des dernières semaines qu’ils devaient décider s’ils poursuivent leur carrière ou non. ­Lecavalier avait clairement indiqué aux Kings qu’il allait prendre sa retraite à la fin de la saison afin de faciliter la transaction. De son côté, Boyle me disait le mois dernier qu’il avait probablement disputé son dernier match à Montréal. Quant à Richards, il va attendre probablement le 1er juillet avant de prendre une décision ­finale.

OÙ IRA ERIC STAAL ?

Je dois avouer que j’ai toujours aimé Eric Staal et j’avais de la difficulté à comprendre pourquoi les Hurricanes l’ont échangé alors qu’ils étaient toujours dans la course aux séries. J’ai regardé de très près ses présences face aux Penguins de Pittsburgh et ce n’était pas encourageant. Il a terminé la série avec une fiche de -7 et n’a obtenu aucun point. Il s’est par contre impliqué physiquement et n’a jamais hésité à y mettre toute son âme. Mais je ne pense pas que les Rangers l’aient acquis pour cette raison. Le sympathique joueur de centre était visiblement incommodé par une blessure à l’épaule et perdait souvent la possession du disque. Bref, son passage à New York n’aura rien donné de concret. La question est de savoir quelle équipe lui fera signe le 1er juillet et combien ­coûteront ses services.

 

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