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Réformes en santé: Barrette s'en remet à l'électorat

Periode des questions
Photo Le Journal de Québec, Simon Clark Le ministre de la Santé Gaétan Barrette

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Après avoir annoncé l'élimination du principal chien de garde du réseau de la santé, le ministre Gaétan Barrette s'en remet à l'électorat pour évaluer les impacts de ses réformes.

Ces réformes engagées par le ministre de la Santé seront toutes en place en 2018, année où le gouvernement Couillard sera en élection. «Nous ferons la reddition de compte une fois que la réforme sera terminée (...) Je n’ai pas de problème à ce que quiconque m'évalue, d'ailleurs je souhaite que l'évaluation ultime se fasse qui est celle de l'électorat», a déclaré le ministre de la Santé à l'occasion d'une mêlée de presse.

M. Barrette répondait ainsi aux critiques des partis d'opposition qui lui reprochent d'abolir le Commissaire à la santé et au bien-être (CSBE), cet organisme qui porte un regard critique sur le fonctionnement du réseau de la santé. La députée péquiste Diane Lamarre a présenté une coalition formée par une dizaine d'organismes qui réclament le maintien du CSBE.

«Plusieurs organismes se sont mobilisés pour réclamer le maintien du Commissaire à la santé. Cette institution est une véritable sentinelle pour le système de santé. Elle a pour responsabilité de mesurer la performance de différentes initiatives et programmes», a exposé Mme Lamarre à l'occasion d'une conférence de presse.

«À l'heure des transformations radicales du réseau de la santé découlant des lois 10 et 20, les points de vue du commissaire sont primordiaux afin d'évaluer concrètement et en toute indépendance l'effet réel de ces transformations et permettre à la profession médicale de mieux répondre à la population», a déclaré la Dre Yun Jen, présidente de l'Association médicale du Québec.

Les membres de la nouvelle coalition ont rappelé que le Commissaire à la santé et au bien-être avait été créé en 2005 par l'actuel premier ministre, Philippe Couillard, à l'époque où il était ministre de la Santé.

Selon Diane Lamarre, le premier ministre laisse Gaétan Barrette agir à sa guise. «On a l'impression que le premier ministre lui donne carte blanche (...) Presque systématiquement, le ministre Barrette déconstruit ce que le premier ministre avait mis en place (...) M. Barrette fait taire, muselle, tout organisme susceptible d'apporter un regard critique.»