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Toilettes au choix pour les élèves transgenres

La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée
Photo Le Journal de Québec, Simon Clark La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée

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La ministre Stéphanie Vallée estime que les élèves transgenres doivent pouvoir avoir accès aux toilettes du sexe de leur choix.

La Commission scolaire de Montréal a adopté une directive qui permet aux enfants de choisir la salle de bain et le vestiaire du genre auquel ils s’identifient.

Certains établissements offrent également des toilettes neutres pour accommoder les jeunes transgenres.

La députée de Québec solidaire, Manon Massé, demande au gouvernement d’appliquer cette politique à l’ensemble des écoles du Québec.

Toilettes neutres

La ministre de la Justice tient à préserver l’autonomie des commissions scolaires. Néanmoins, Mme Vallée refuse «qu’on instaure une police de la toilette au Québec».

«Honnêtement, un petit garçon qui a fait sa transition, qui maintenant fréquente l’école en robe comme une petite fille et qui s’identifie à une petite fille, est-ce qu’on doit vraiment lui interdire d’aller aux toilettes avec les filles? Ça n’a pas de bon sens!» lance-t-elle, en entrevue avec Le Journal.

Selon elle, les salles de bain neutres régleraient bien des problèmes. La ministre Vallée entend bien les enjeux de sécurité exprimés par différents groupes. Elle estime tout de même que les élèves transgenres doivent pouvoir utiliser les toilettes de leur choix.

«Ce n’est pas l’organe sexuel qui fait la petite fille, c’est l’identité de la petite fille qui fait la petite fille», insiste-t-elle.

Projet de loi

Depuis le 1er octobre dernier, les adultes transgenres n’ont plus besoin de passer par une chirurgie pour changer de sexe sur leurs documents officiels.

La ministre promet de déposer rapidement un projet de loi qui étendra cette disposition aux mineurs, comme c’est le cas dans plusieurs autres provinces. D’ici l’été, si tout va bien.

Stéphanie Vallée précise que plusieurs experts entendus en commission parlementaire soutiennent que des enfants vont s’identifier au sexe opposé à celui de leur naissance à un très jeune âge, dès deux ans ou deux ans et demi dans certains cas.