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Couper dans les CLSC

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À quoi servent encore les CLSC de nos villes?

Lors de leur création, ils devaient être les portes d’entrée du système de santé. Le gouvernement leur a aussi donné le mandat d’assurer des services post-hospitaliers à domicile pour réduire les coûts d’hospitalisation.

Ils ne font plus ni l’un ni l’autre.

Le ministre Gaétan Barrette, le premier à brasser vraiment la cage de la Santé depuis des décennies, veut voir apparaître 50 supercliniques, ouvertes 12 heures/jour, 7 jours/semaine.

Très bien. Mais il devra négocier avec la Fédération des médecins omnipraticiens qui allègue que la demande de services est surtout forte en début de journée la fin de semaine.

La plomberie

Les plages horaires ne sont que des questions de plomberie.

De nombreux Groupes de médecine familiale (GMF) sont d’ailleurs déjà des supercliniques, à quelques ajustements près.

Ce sera aux docteurs Barrette et Louis Godin de la FMOQ de trouver un terrain d’entente. L’écart n’est pas très large entre les parties.

La même semaine, on a toutefois appris que le chemin avait été bloqué aux cliniques de superinfirmières, formées pour donner des soins de première ligne.

Qui représente d’abord les intérêts des citoyens? Les intérêts corporatifs priment toujours dans ces débats.

À deux vitesses

Les CLSC jouent un rôle clé dans les régions. Les supercliniques Barrette seront localisées dans les principaux centres urbains.

Dans ces mêmes centres urbains, les CLSC ont des horaires de fonctionnaires croupissants. Les citoyens n’ont aucunement le réflexe de s’adresser à eux et leur offre de services est toujours en baisse. Les hôpitaux se servent d’eux, par contre, pour faire croire à un suivi inexistant.

Le ministre Barrette peut créer des supercliniques médicales. Bravo. Mais il devrait en même temps permettre l’ouverture de supercliniques d’infirmières et fermer des CLSC qui n’offrent plus que des services marginaux en milieu urbain, de 9 h à 17 h, en duplication.