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Une chasse interactive et stimulante

L’interaction avec cet oiseau est indescriptible et de le voir parader et se diriger vers vous occasionne des moments très intenses. Sur ce cliché, Pierre Roy et un superbe spécimen de 10,5 kg arborant une barbe de 25 cm de longueur.
Photo courtoisie L’interaction avec cet oiseau est indescriptible et de le voir parader et se diriger vers vous occasionne des moments très intenses. Sur ce cliché, Pierre Roy et un superbe spécimen de 10,5 kg arborant une barbe de 25 cm de longueur.

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Malgré sa petite stature, le dindon sauvage propose de grands défis aux adeptes.

Dès vendredi, dans les zones 3, 9, 11, 12, 13, 15, 26 et 27, il sera permis de se lancer aux trousses de ce gallinacé jusqu’au 10 mai. Pour ce qui est des zones 4, 5, 6, 7, 8 et 10, les nemrods pourront tenter leur chance jusqu’au 20 mai. La chasse se déroule d’une demi-heure avant le lever du soleil jusqu’à midi.

Il est permis d’attraper deux représentants de l’espèce portant une barbe au cours de la période légale. Retenez toutefois que le deuxième gibier ailé doit obligatoirement être prélevé dans l’une des zones suivantes: 4, 5, 6, 7, 8 ou 10.

Un spécialiste

Pierre Roy, de Rougemont, est responsable PESCOF pour la régionale Montréal-Laval-Montérégie pour la FédéCP et moniteur pour les modules CSMAF-ICAF-ICAA et dindon sauvage. Ce chic type forme de nombreux nouveaux amateurs, année après année.

Selon ses dires, lorsqu’on souhaite se mesurer à ces oiseaux toujours aux aguets, il faut prendre les mêmes précautions qu’au cours d’une chasse au gros gibier. Comme Pierre l’explique si bien lors de ses séances de formations, il n’y a pas de recette infaillible, mais en portant une attention particulière à certains points précis, il est possible d’accroître ses chances de succès. Voici l’essentiel de ses propos.

Avant le début de l’activité, il faut avoir fait ses devoirs, soit de prospecter son territoire, d’obtenir les permissions requises des propriétaires terriens et d’avoir effectué des tests de tir de patronage avec son arme à feu.

Sur le terrain

La première étape consiste à localiser les lieux où sont perchés ces omnivores. Cela vous permettra de vous approcher à proximité de leur position en plus d’éviter d’arriver directement dans leur dortoir et de les apeurer. Le glougloutement des mâles vous donnera une bonne indication sur leur localisation. Si vous n’entendez rien, faites de courts appels de chouette afin qu’ils se manifestent.

Arrivé à destination, installez-vous au sol à environ 75 mètres d’eux. Tentez de vous dissimuler au pied d’un arbre, d’une roche, d’une butte de terre, d’une souche, etc., ce qui vous permettra de vous fondre dans la masse et de cacher vos mouvements. Un petit abri de camouflage ou une imitation de rocher comme une Bel-cache sont également tout indiqués. N’oubliez pas que lorsqu’ils sont immobiles, les dindons ont une vision périphérique de 300 degrés avec un facteur de grossissement de 4X.

Une fois en position, lancez quelques appels composés de CUTT et de PURR légers. Si un volatile répond, enchaînez avec des YELP. Surenchérissez avec un mélange de YELP plus prononcé et de CUTT pour donner l’impression que la femelle que vous imitez est excitée. Cette technique, si elle est à point, devrait inciter les mâles des alentours à se diriger vers votre poste d’affût. Si vous croyez qu’il vient vers vous, mais qu’il ralentit ou freine sa progression, reprenez les appels à la base. Faites-lui savoir que la dinde préfère demeurer où elle se trouve et qu’elle n’ira pas le rejoindre. Il devra donc continuer son approche afin de courtiser l’oiseau de ses rêves.

Si vous réalisez avoir fait une faute majeure lors d’un appel, arrêtez d’utiliser l’appeau en cause, car le dindon a de fortes probabilités de reconnaître la tonalité émise et de devenir encore plus méfiant. C’est d’ailleurs pour cette raison que la maîtrise de plusieurs types d’appeaux est essentielle.

L’utilisation d’appelants n’est pas obligatoire selon M. Roy. Pour sa part, il aime mieux mettre l’accent sur la reproduction des échanges vocaux qui feront réagir les mâles ciblés.

Dès que vous avez un visuel avec le gibier ailé convoité et qu’il se dirige vers vous ou vos oiseaux factices, cessez d’appeler au risque de faire une erreur dans vos vocalises. Préparez-vous plutôt à faire feu avant qu’il ne soit trop près de vous. À proximité de tir, visez la base du cou et la tête en vous assurant qu’un seul dindon sera atteint par votre gerbe de projectiles. Si votre proie gît au sol, vérifiez qu’elle est bel et bien morte avant d’apposer votre coupon de transport, car elle pourrait vous infliger de sérieuses blessures avec ses ergots.

Inaction

Si l’action n’est pas au rendez-vous, poursuivez votre prospection. Si vous apercevez des dindons dans un champ, ne tentez pas une approche furtive. Marchez plutôt dans le boisé adjacent tout en émettant, de temps en temps, des YELP afin d’avoir une réponse. Dès que vous l’obtenez, localisez sa direction et trouvez un endroit pour vous dissimuler et continuez vos appels.

  • Pour en savoir plus, visitez la page Facebook de L’Appel du Roy ou le site www.lappelduroy.com.

Armes autorisées

Pour chasser le dindon sauvage, il est permis d’opter pour un fusil de calibre 10, 12, 16 ou 20 utilisant des cartouches à grenaille n° 4, 5 ou 6 ainsi qu’une arme à poudre noire projetant de la grenaille n° 4, 5 ou 6. L’arbalète et l’arc, équipés de flèches permettant un diamètre de coupe de 22 mm (7/8 po) ou plus, sont aussi autorisés.