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Les bancs d’école

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La proposition de François Legault, de relever de 16 à 18 ans l’âge de la fréquentation obligatoire d’un établissement scolaire, mérite très certainement d’être au moins étudiée.

Si l’Ontario et le Nouveau-Brunswick ont cette règle, si plusieurs États américains l’ont aussi instaurée, si Barack Obama voudrait qu’elle soit étendue à tous les États du pays, la mesure ne doit pas être si bête.

Philippe Couillard a répondu mercredi que nous n’avons pas de preuve qu’il y aurait des effets sur le décrochage scolaire, la persévérance et la diplomation. Des études et des statistiques sur ces aspects existent sûrement.

Son autre argument est que l’ajout de deux années d’études obligatoires entraînerait des coûts de 250 M$. Je vous les trouverais facilement dans le cahier des crédits!

Plutôt que de mettre des œillères, analysons froidement le dossier au mérite.

Le mot «contrainte»

Les statistiques sur le décrochage, l’analphabétisme ou la pénurie de main-d’œuvre qualifiée sont effarantes. Va toujours, au Québec, pour gratter indéfiniment des bobos.

Le même gouvernement étudie actuellement, par ailleurs, un projet de loi qui prévoit des primes sur leur chèque de BS pour la réinsertion en milieu scolaire de jeunes demandeurs d’aide sociale.

Le mot «contrainte» est toutefois devenu tabou. Va aussi pour donner des bonis pour relever leur niveau d’employabilité, mais il ne faut surtout pas les contraindre à rester plus longtemps sur les bancs d’école.

L’offre scolaire

L’offre scolaire est maintenant très variée. Chacun peut y trouver un «produit» qui lui convient, en formation générale, professionnelle, préuniversitaire.

La complémentarité études et travail à temps partiel, nécessaire pour plusieurs étudiants, relève des modalités d’application.

Avant de s’enfermer dans un statu quo aux résultats pitoyables, prenons le temps d’analyser.

Il n’est pas trop tard. Ce gouvernement a changé d’idée tellement souvent qu’il en est devenu étourdissant. Pourquoi pas une fois de plus?