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Les Capitals encore favoris

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photo d’archives Les Capitals de Washington ont tout pour réussir, mais pour aller loin, il faudra qu’Evgeny Kuznetsov joue avec le même brio que pendant les derniers mois.

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On m’a beaucoup parlé de cette série entre les Capitals de Washington et les Penguins de Pittsburgh. Alors que j’assistais au deuxième match de la série entre les Islanders de New York et le Lightning de Tampa Bay, hier après-midi, on m’a demandé ce que je retenais de ce premier match entre les Capitals et les Penguins.

J’aimerais donc faire un petit tour d’horizon des quatre séries en cours, en prenant en considération que cette chronique a été rédigée pendant le match à Tampa.

LES CAPITALS c. LES PENGUINS

On doit encore considérer les Capitals comme les grands favoris pour enlever la coupe Stanley. C’est une formation qui aurait pu récolter 130 points au cours du calendrier si elle n’avait pas levé le pied vers la fin de la saison.

Par contre, les Penguins forment une équipe bien différente de celle que l’on a vue pendant les trois premiers mois de la saison. Ils livreront une chaude lutte, c’est évident, ils pourraient même pousser les Capitals à la limite. Cependant, Washington a tout pour réussir, une solide défense, un excellent gardien, une dangereuse attaque. Bref, tout est en place.

Cependant, il faudra qu’Evgeny Kuznetsov joue avec le même brio que pendant les derniers mois. Depuis le début des séries, il n’a pas été un joueur dominant et il doit absolument retrouver la forme. Il est un élément-clé de cette équipe.

LES ISLANDERS c. LE LIGHTNING

J’ignore si le Lightning a égalé la marque dans la série qui l’oppose aux Islanders de New York, mais cette équipe a sûrement réalisé dans le premier affrontement et en regardant les séquences de la série entre les Islanders et les Panthers de la Floride que John Tavares est un joueur métamorphosé.

Ce qu’il m’a impressionné depuis le début du tournoi printanier! Il est devenu un patineur capable de rivaliser avec les meilleurs de sa profession. Il est intelligent et je dirais même que son QI de hockeyeur est phénoménal.

Quelles sont les chances du Lightning? Tout repose sur Ben Bishop. Par contre, de l’autre côté, il ne faut surtout pas mésestimer la défense des Islanders. Le top quatre joue avec beaucoup d’efficacité. Nick Leddy et Travis Hamonic représentent un duo de premier plan. Calvin de Haan et Johnny Boychuk en étonnent plusieurs.

Le Lightning aura besoin de tout son petit change pour écarter les Islanders.

LES STARS c. LES BLUES

Il arrive parfois qu’une équipe ait du mal à embarquer dans une nouvelle série sans oublier celle qu’elle vient de gagner. C’est l’impression que j’ai eue en observant les Blues face aux Stars, vendredi soir.

Les Blues ont peut-être gagné leur coupe Stanley en éliminant les Blackhawks, disons que je blague, mais ce n’était assurément pas la même formation qui a affronté les Stars. L’attaque des Blues n’avait pas de mordant, mais Brian Elliott m’a surpris au plus haut point.

Il a été solide et il a permis à son équipe d’entretenir des espoirs de gagner ce match même si ses coéquipiers n’allaient nulle part.

Dans cette série, c’est la défense des Blues qui pourrait faire toute la différence. Quand on parvient à limiter Jonathan Toews et Patrick Kane à une fiche combinée d’un seul but en sept matchs, tout le mérite revient aux défenseurs et à Elliott.

LES SHARKS c. LES PREDATORS

Se pourrait-il que Peter DeBoer ait trouvé la formule idéale pour les Sharks de San Jose? Cette équipe a gagné l’incroyable total de 31 matchs à l’étranger, saison régulière et séries éliminatoires combinées.

Les Sharks ont démontré vendredi qu’ils misaient sur trois bonnes lignes d’attaque, trois lignes capables de faire des ravages dans le territoire ennemi. Pekka Rinne a été surpris par la force de frappe des Sharks. Un peu comme les Blues, les Predators ont peut-être eu de la difficulté à oublier leur grande victoire contre les Ducks d’Anaheim.

Les Predators ont une défense exceptionnelle, mais il ne faudrait pas oublier que les Sharks ont également des défenseurs de premier niveau.

Boudreau va trouver du boulot

J’ai eu l’occasion de jaser pendant plusieurs minutes avec Bruce Boudreau, vendredi, quelques heures après son congédiement.

Il n’est jamais facile de perdre son poste d’autant plus que l’équipe avait effectué une belle remontée pendant le calendrier régulier, confirmant la sélection de plusieurs observateurs sur la possibilité que cette concession gagne la coupe Stanley.

Mais, pour la septième fois en huit rendez-vous à l’occasion d’un match ultime, Boudreau et son équipe ont perdu.

Bruce Boudreau est un bon entraîneur et je suis convaincu qu’il va trouver un boulot... et rapidement.

Entre-temps, Bob Murray, le grand patron des Ducks, pourrait-il regarder du côté de Randy Carlyle pour le poste d’entraîneur-chef de la concession? Pourrait-il attendre le dénouement du dossier Darryl Sutter à Los Angeles? L’entraîneur des Kings n’a pas de contrat en vue de la prochaine saison.

Dans le cas de Carlyle, il a gagné la coupe Stanley avec Corey Perry et Ryan Getzlaf. Mais, il y a cependant un élément qu’on doit considérer. Perry et Getzlaf, à l’époque, étaient des joueurs de première année.