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33 moments marquants de Pierre Karl Péladeau à la tête du Parti Québécois

Pierre Karl Péladeau lorsqu'il a remporté la course à la chefferie du Parti québécois.
REUTERS Pierre Karl Péladeau lorsqu'il a remporté la course à la chefferie du Parti québécois.

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Bien que son règne eut duré moins d’un an, Pierre Karl Péladeau a fait un passage remarqué à la tête du Parti québécois.

Voici 33 moments qui ont marqué son mandat:

#33 Il a annoncé sa démission 

Moins d’un an après avoir été couronné chef du PQ, Pierre Karl Péladeau a annoncé qu’il démissionnait «immédiatement» de ses fonctions de chef du Parti québécois (PQ) pour des raisons familiales. Il quitte également ses fonctions de député de Saint-Jérôme.

Pierre Karl Péladeau lorsqu'il a remporté la course à la chefferie du Parti québécois.
JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL

#32 Il a rétrogradé son chef de cabinet, l’ex-ministre Pierre Duchesne 

Après avoir vu son style de gestion contesté et après avoir demandé un allégement de ses fonctions, Pierre Duchesne est devenu simple conseiller. M. Péladeau a toutefois affirmé qu’il souhaitait le conserver dans sa garde rapprochée. C’est l’ancienne attachée de presse du premier ministre Bernard Landry, Annick Bélanger, qui a été nommée chef de cabinet.

#31 Il a offert à Option nationale et Québec Solidaire de faire de la convergence souverainiste 

La députée Véronique Hivon, responsable de la convergence des forces souverainistes au PQ et M. Péladeau ont signé une lettre dans Le Devoir dans laquelle ils invitent les forces souverainistes à travailler pour «construire ensemble un véritable projet de société, pour bâtir ce pays que nous voulons voir advenir». Le Parti québécois a ensuite refusé d’appuyer une motion de Québec Solidaire réclamant une hausse du salaire minimum à 15$, ce qui a rehaussé les divergences d’opinions des deux partis. 

#30 Il a effectué un autre changement dans sa garde rapprochée  

En avril dernier, M. Péladeau a ramené le vétéran Manuel Dionne qui est venu prêter main-forte à l’équipe des communications de l’opposition officielle. De plus il a perdu l’attachée de presse du Parti, Antonine Yaccarini, qui a pris le chemin de la Fédération québécoise des municipalités. M. Péladeau a aussi reçu la démission de l’attachée politique Catherine Fournier, qui souhaite se consacrer à la course à la chefferie du Bloc québécois. Ces départs se sont ajoutés à ceux des recherchistes Jean-Philippe Rochette et Simon Berthiaume. De plus, des collaborateurs de longue date de l’ancien député Stéphane Bédard ont aussi quitté soit Sandra Boucher et Simon Lajoie.

Pierre Karl Péladeau lorsqu'il a remporté la course à la chefferie du Parti québécois.
Simon Clark/Agence QMI

#29 Il a fait élire deux nouveaux députés 

Suite à la démission de Stéphane Bédard, le Parti québécois a conservé le comté de Chicoutimi avec l’élection de Mireille Jean. La circonscription fait confiance au PQ depuis 1973.  De plus, suite au départ de Marjolain Dufour pour des raisons de santé, le PQ a aussi fait élire Martin Ouellet dans René-Lévesque.

#28 Il s’est prononcé en faveur d’une candidature olympique de la Ville de Québec 

Selon Pierre Karl Péladeau, la Ville de Québec devrait poser sa candidature en partenariat avec d’autres villes pour l’obtention des Jeux olympiques d’hiver de 2026.

#27 Alors qu’il était absent à la période des questions, il a tweeté sur les Gémeaux

Alors qu’il devait être présent à la période de questions à l’Assemblée nationale, il s’est absenté et a tweeté un scoop sur l’identité des futurs animateurs du 31e gala des prix Gémeaux qui doit avoir lieu le 18 septembre...

Pierre Karl Péladeau lorsqu'il a remporté la course à la chefferie du Parti québécois.
Ben Pelosse/ Le Journal de Montreal

#26 Il s’est excusé après avoir traité le ministre de la Santé de «Tartuffe»  

«Tartuffe tente de convaincre alors qu'il sait que le monopole des médecins s'étend à la reconnaissance des diplômes», avait-il écrit sur Twitter. Gaétan Barrette a réclamé des excuses. M. Péladeau brièvement lors d’un point de presse a déclaré:  «Je m’en excuse.»

#25 Il s’est dit «choqué» par la rencontre entre de jeunes péquistes et Marine Le Pen 

Sur Facebook, M. Péladeau a vivement réagi lorsqu’il a appris que de jeunes péquistes avaient eu un échange avec la controversée chef de ce parti d’extrême droite français, qui était de passage au Québec. Il a tenu à se dissocier «au nom du Parti québécois» de «cette initiative personnelle».

#24 Presqu’un an après avoir été couronné chef du PQ, il doit encore de l’argent à ses prêteurs  

Pour devenir chef du PQ, il a dépensé 355 000 $. Selon le dernier rapport du Directeur général des élections (DGEQ), il devait toujours 133 674 $ à ses prêteurs.

Pierre Karl Péladeau lorsqu'il a remporté la course à la chefferie du Parti québécois.
Simon Clark/Agence QMI

#23 Il a talonné le gouvernement afin d’empêcher l’exode des sièges sociaux  

«Quand nous perdons nos sièges sociaux, nous perdons des emplois. Il se trouve que le Québec avait et a toujours la capacité d'intervenir avec une détention de 17 % des actions de RONA par la Caisse de dépôt», a-t-il dit notamment.

#22 Il a vivement critiqué le gouvernement pour «sa mauvaise entente» conclue avec Bombardier 

Le premier ministre Philippe Couillard s’est engagé à verser 1,3 milliard $ à Bombardier, en soutien au développement de la CSeries, une mauvaise entente selon Pierre Karl Péladeau qui a tenu à s’entretenir avec la haute direction de Bombardier.

#21 Moins de 6 mois après avoir épousé Julie Snyder, il annonce sa séparation 

Après s’être séparés en janvier 2014, s’être réconciliés puis mariés en août dernier, Julie Snyder et Pierre Karl Péladeau ont annoncé leur séparation en janvier 2016 par voie de communiqué.

Pierre Karl Péladeau lorsqu'il a remporté la course à la chefferie du Parti québécois.
MAXIME DELAND/AGENCE QMI

#20 Il a été éclaboussé par un reportage faisant été de la présence de filiales de Québecor dans des paradis fiscaux  

Un reportage de l’émission Enquête à Radio-Canada allègue que Québecor et Pierre Karl Péladeau se seraient adonnés à de l’évitement fiscal grâce à des entreprises localisées dans les paradis fiscaux.

#19 Il a mis en demeure la Coalition avenir Québec  

Il a mis personnellement la CAQ (le chef François Legault et le député Benoit Charette) en demeure de rétracter des propos concernant l'Institut sur la souveraineté du Québec. Selon lui, ils ont tenu des propos diffamatoires.

#18 Il s’est prononcé en faveur d’une loi contre un lock-out  

Alors qu’il a pourtant régulièrement utilisé la grève patronale contre ses employés, il a appuyé un projet de loi du gouvernement pour mettre fin au lock-out de 33 mois qui touchait 450 employés de garage au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Pierre Karl Péladeau lorsqu'il a remporté la course à la chefferie du Parti québécois.
Simon Clark/Agence QMI

#17 Il a avoué avoir des croûtes à manger 

«C’est certain que je n’ai pas l’expérience politique d’un bien grand nombre de politiciens. Je suis entré en politique il y a 18 mois. J’ai été élu chef du PQ il y a six mois. Oui, j’ai certainement encore, pour reprendre votre expression, des croûtes à manger», a-t-il déclaré en revenant sur des propos ambiguës sur l’intégrité du territoire québécois.

#16 Il a commandé une opération séduction à l’endroit des allophones  

Il a reconnu que sa formation politique a négligé les communautés allophones. C’est pourquoi il a mandaté les députés Carole Poirier, Pascal Bérubé et Maka Kotto afin de séduire les communautés culturelles qui votent traditionnellement à forte majorité pour le Parti libéral.

#15 Il a reçu la démission de Stéphane Bédard 

Stéphane Bédard a quitté ses fonctions après avoir dû se contenter du poste de porte-parole de l’opposition en matière de justice, ce qu’il n’aurait pas digéré. Avant l’élection de M. Péladeau, M. Bédard était chef intérimaire du Parti Québécois. Il a aussi occupé les fonctions de président du Conseil du trésor, de ministre responsable de l'Administration gouvernementale et de leader parlementaire.

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Photo Le Journal de Québec, Simon Clark

#14 Il a traité le ministre François Blais de «clown» 

M. Péladeau a vivement critiqué l’ex-ministre de l’Éducation, François Blais, en l’accusant d’improviser et de «faire le clown».

#13 Il a reproché au gouvernement le «retour des boubou macoutes» 

«Les Boubou Macoutes» était le surnom donné à des inspecteurs mandatés par le gouvernement de Robert Bourassa pour dépister les utilisateurs qui fraudaient l'aide sociale. Selon le chef du Parti québécois, le gouvernement libéral compense ses lacunes économiques en s'attaquant aux plus vulnérables.

#12 Il a fait le ménage dans l’équipe des vétérans du PQ 

Depuis l’élection de M. Péladeau à la tête du PQ, plusieurs membres clés de la formation souverainiste ont quitté leurs fonctions, dont le directeur des communications, Julien Lampron, et le chef de cabinet du leader parlementaire et ancien bras droit de Stéphane Bédard, Simon Lajoie. Selon lui, il est normal qu’un nouveau chef procède à des changements de personnel. Il a aussi reconnu que ces changements peuvent soulever des interrogations parmi les députés et le personnel du Parti, mais a refusé de parler de «tensions».

Pierre Karl Péladeau lorsqu'il a remporté la course à la chefferie du Parti québécois.
Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBE

#11 En marge du rapport Payette, il a affirmé aimer les radios de Québec

«Moi, j’adore aller dans les radios de Québec, alors j’ose espérer qu’ils vont continuer de m’inviter [...] C’est intéressant, on a des échanges des fois un peu corsés. Moi j’aime ça. C’est mon style. Ça donne l’occasion, effectivement, d’échanger et aussi de temps en temps de confronter des perspectives, peut-être aussi des préjugés. C’est ça aussi l’information, c’est ça la radio», a-t-il déclaré suite au dépôt du rapport de l’ex-candidate péquiste Dominique Payette qui a qualifié les radios parlées de Québec de «régime de peur» Il a toutefois pris connaissance de ses principales recommandations et se dit d'accord avec quelques-unes d'entre elles.

#10 Il a appelé les indépendantistes et les progressistes à voter pour le Bloc québécois 

«La présence d'un Bloc québécois fort à Ottawa constitue la meilleure garantie de se faire entendre, de faire valoir nos aspirations et de défendre nos valeurs», a-t-il déclaré.

#9 Il a placé ses actions de Québecor dans un mandat sans droit de regard 

Il a également signé une déclaration sur l’honneur dans laquelle il promet de ne pas s’ingérer dans les choix éditoriaux des médias de Québécor, incluant Le Journal de Québec, Le Journal de Montréal et TVA.

#8 Il a affirmé que l’état n’avait pas à subventionner un retour des Nordiques 

«Je ne crois pas qu'une subvention soit requise. Si le promoteur (Québecor) souhaite solliciter des gestionnaires de fonds, c'est une opportunité offerte à ces gestionnaires d'investir», a-t-il indiqué. Québecor a déposé une candidature pour obtenir une franchise de la LNH.

Pierre Karl Péladeau lorsqu'il a remporté la course à la chefferie du Parti québécois.
ANNIE T. ROUSSEL/JOURNAL DE QUEBEC/AGENCE QMI.

#7 Il a épousé l’animatrice Julie Snyder 

Après s’être séparés, puis réconciliés, l’animatrice Julie Snyder et le chef du PQ se sont mariés à Québec. C’est le maire Régis Labeaume qui a agi à titre de célébrant. La cérémonie a eu lieu à la chapelle du Musée de l’Amérique francophone devant quelques centaines d’invités. 

#6 Il a fait une tournée du Québec à vélo 

Même s'il ne s'agissait pas d'une tournée conjointe, les deux leaders souverainistes Pierre Karl Péladeau et Gilles Duceppe ont adopté le même itinéraire lors des deux premières journées de leur périple à travers le Québec.

#5 Il a offert des condoléances ironiques au premier ministre Couillard lors du décès d’Arthur Porter 

«Monsieur le premier ministre, comme beaucoup d'autres citoyens, je vous offre toutes mes sympathies à l'annonce du décès de votre ancien associé le Dr Arthur Porter», a-t-il écrit sur sa page Facebook avec de nombreuses photos des deux hommes. M. Porter est accusé d’avoir accepté 22,5 M$ en pots-de-vin pour donner le contrat de construction du nouveau CUSM à la firme d'ingénierie SNC-Lavalin, la plus grosse fraude de l’histoire canadienne.

#4 Il a affirmé vouloir le retour de Jean-Martin Aussant au sein du PQ  

M. Péladeau a affirmé que le retour de l’ancien chef d’Option nationale et député péquiste démissionnaire, Jean-Martin Aussant, serait un atout. Lors des funérailles de Jacques Parizeau, M. Aussant a lancé «S'il est une chose que son départ [Jacques Parizeau] devrait amener, c'est la fin des exils. De tous les exils, qu'ils soient géographiques ou intellectuels».

#3 Il a refusé d’appuyer une motion de confiance envers le jurisconsulte  

Le jurisconsulte Claude Bisson juge que la fiducie sans droit de regard que propose Pierre Karl Péladeau serait illégale s'il devenait premier ministre. Attaqué par le PQ, M. Bisson a dû se défendre d'avoir concocté un avis sur les fiducies sans droit de regard à la demande du gouvernement Couillard.

Pierre Karl Péladeau lorsqu'il a remporté la course à la chefferie du Parti québécois.
Simon Clark/Agence QMI

#2 Il a tendu la main au premier ministre afin de tenir un grand forum économique sur le plein emploi 

Lors de son baptême à l’Assemblée nationale, M. Péladeau a offert sa «collaboration» au premier ministre Philippe Couillard afin de «sauver nos fleurons québécois». En insistant sur «l’urgence d’agir» il a évoqué Alcan, Bombardier, le Cirque du Soleil, SNC-Lavalin et Tembec. Le premier ministre a toutefois rejeté son offre.

#1 Il a remporté la course à la chefferie du Parti québécois  

Sans surprise, M. Péladeau, alors député de Saint-Jérôme a remporté la course au leadership avec 57,58 % des suffrages. Alexandre Cloutier a terminé en seconde place avec 29,21 % d’appuis. Martine Ouellet est arrivée troisième avec 13,21 %.