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Trois jours plus tôt, rien ne laissait présager son départ

Le maire de Saint-Jérôme était en sa compagnie vendredi

Le maire de Saint-Jérôme, Stéphane Maher, a discuté avec Pierre Karl Péladeau vendredi soir. Le maire estime que l’ex-chef péquiste n’a rien laissé paraître de sa décision de lundi.
Photo le Journal de Montréal, Marie-Christine Noël Le maire de Saint-Jérôme, Stéphane Maher, a discuté avec Pierre Karl Péladeau vendredi soir. Le maire estime que l’ex-chef péquiste n’a rien laissé paraître de sa décision de lundi.

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SAINT-JÉRÔME | Pierre Karl Péladeau n’a rien laissé paraître vendredi dernier, lors d’une soirée-bénéfice à laquelle il a participé avec le maire de Saint-Jérôme, qui s'est dit très étonné lundi de la démission du député de sa circonscription.

«Je suis très surpris, lance le maire Stéphane Maher. Nous étions ensemble pour un événement-bénéfice vendredi et même qu’on blaguait un peu sur les derniers sondages. Vraiment rien ne laissait prévoir que M. Péladeau prendrait une telle décision aujourd’hui.»

Le départ abrupt de l’homme politique en a surpris plus d’un dans la circonscription de Saint-Jérôme où il a été élu le 7 avril 2014, avant de devenir chef du Parti québécois. D’ailleurs, son rôle de chef de l’opposition avait un impact positif pour la ville, selon le maire.

«C’est une grande perte pour Saint-Jérôme. C’est un homme d’envergure et quand le maire et le chef du PQ se présentaient ensemble dans un événement, ça avait du poids. On ne le cachera pas», souligne M. Maher.

Louise Desormeaux, Citoyenne
Photo MARIE-CHRISTINE NOËL
Louise Desormeaux, Citoyenne

Un parcours trop court

Néanmoins, le maire, qui est aussi un père de famille, salue la décision de M. Péladeau.

«Les exigences de la vie politique sont très difficiles. Il a choisi la famille en premier et il faut souligner cette décision courageuse», a-t-il dit.

Même si la plupart des citoyens de Saint-Jérôme comprennent les raisons qui ont poussé M. Péladeau à démissionner, ils ont toutefois trouvé son parcours en politique «plutôt court».

En effet, il n’aura été en poste que 11 mois comme chef du PQ.

«Je suis surprise et déçue qu’il parte si vite. Il faisait du bon travail et nous représentait bien», s’étonne Louise Desormeaux.

Un autre citoyen qui passait tout près abonde dans le même sens.

«Hélas, il n’est pas resté. J’avais voté pour lui et j’y croyais. Il s’améliorait de plus en plus, mais partir pour sa famille, c’est compréhensible.»

Inquiets pour l’avenir

Néanmoins, certains citoyens sont inquiets pour l’avenir.

«Qui va le remplacer, maintenant, et qui va nous représenter? Ça coûte cher, des élections. Mais, je peux comprendre qu’il parte pour sa famille et ses enfants», a souligné Ginette Bergeron. Toutefois, pour d’au­tres, la raison de son départ reste nébuleuse.

«Il y a peut-être quelque chose de plus profond qui se cache derrière cette décision, s’interroge Louise Binet. Ça n’allait pas très bien pour lui et il voulait tellement l’indépendance, mais le peuple n’était pas prêt. Ajoutez à ça la famille...»

Le parcours de PKP dans Saint-Jérôme

  • Il se lance en politique en mars 2014
  • Élu député, un mois plus tard avec 37 % des votes
  • Il succède à Jacques Duchesneau qui avait démissionné
  • Il représente 75 000 citoyens
  • En poste pendant 2 ans et 25 jours