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Occupation des bureaux d’Immigration Canada: une vingtaine de manifestants arrêtés

Occupation des bureaux d’Immigration Canada: une vingtaine de manifestants arrêtés
MAXIME DELAND/AGENCE QMI

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Une vingtaine de personnes ont été arrêtées mardi après avoir occupé pendant plusieurs heures les bureaux d’Immigration Canada, au centre-ville de Montréal, afin de protester contre la «violence des déportations».

Une vingtaine de personnes ont été arrêtées mardi après avoir occupé pendant plusieurs heures les bureaux d’Immigration Canada, au centre-ville de Montréal, afin de protester contre la «violence des déportations».

Sur le coup de 9 h, une soixaintaine de manifestants ont fait irruption dans les bureaux gouvernementaux, situés au 1010, rue Saint-Antoine Ouest.

La police a donc été appelée sur les lieux. Bien qu’il ne semble pas y avoir eu de grabuge à l’intérieur des murs d’Immigration Canada, les policiers ont lu un avis d’expulsion aux manifestants.

Occupation des bureaux d’Immigration Canada: une vingtaine de manifestants arrêtés
MAXIME DELAND/AGENCE QMI
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À la suite de cette lecture, une quarantaine de protestataires ont quitté l’endroit en scandant divers slogans.

À l’extérieur, les policiers ont ensuite procédé à deux arrestations. L’un des deux prévenus a fracassé la lunette arrière d’une voiture de police sous les yeux des forces de l’ordre.

«Tous ceux qui ont décidé de poursuivre l’occupation des bureaux ont été arrêtés», a indiqué l’agent Manuel Couture, porte-parole de la police de Montréal.

Occupation des bureaux d’Immigration Canada: une vingtaine de manifestants arrêtés
MAXIME DELAND/AGENCE QMI

Au total, une vingtaine d’individus ont été arrêtés, dont l’activiste bien connu Jaggi Singh.

Le dossier sera remis au Directeur des poursuites criminelles et pénales, qui déterminera quelles accusations seront déposées contre les prévenus.

Les protestataires rencontrés sur place dénonçaient la «violence dont fait preuve Immigration Canada dans l’étude des dossiers des candidats à l’immigration en leur refusant l’accès et en les retournant dans leur pays, où ils risquent d’être tués».

Dans un communiqué de presse, l’organisme Solidarité sans frontières demande la «mise en place d’un processus de régularisation pour toutes les personnes non documentées vivant au Canada, et ce, de manière immédiate, inclusive et continue».

L’organisme est d’avis que les employés gouvernementaux «participent activement aux détentions, à la séparation des familles, à créer la peur et l’anxiété et dans certains cas, à la mort de migrants en détention».