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Des Québécois auraient tout perdu dans l’incendie

Michel Belzile et sa conjointe Josée Chabot auraient perdu leur maison à Abasand.
Photo tirée de facebook Michel Belzile et sa conjointe Josée Chabot auraient perdu leur maison à Abasand.

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Un couple de Québécois a la triste impression que sa maison et tous ses souvenirs des dix dernières années ont été détruits par le feu de forêt qui a ravagé une partie de Fort McMurray.

«Quand j’ai descendu la côte pour quitter le quartier et en voyant les flammes derrière, j’ai compris qu’on ne remettrait plus jamais les pieds à la maison», confie Michel Belzile, originaire d’Amqui, dans le Bas-Saint-Laurent.

Le chauffeur d’autobus et sa conjointe Josée Chabot n’ont pas eu le temps de tout emballer avant de quitter la maison mardi après-midi.

Ils n’ont que quelques vêtements avec eux ainsi que leurs deux chiens et chats. Le couple «n’est pas certain» que sa maison d’Abasand qu’il habite depuis 2006 est encore debout.

«On nous a dit que tout le côté gauche de la ville (où les conjoints vivent) est parti en fumée», ajoute le père de famille.

En effet, les autorités de Wood Buffalo ont annoncé mercredi en fin de journée que 50 % des maisons de ce quartier de Fort McMurray ont été détruites par les flammes.

Un court espoir

Pourtant, mardi matin, M. Belzile avait l’impression que la situation s’était améliorée et que l’incendie avait perdu de la vigueur.

«Vers 4 h 30, je me suis dit que le feu était enfin derrière nous parce qu’on voyait moins de boucane», se souvient-il.

Toutefois, les choses ont rapidement évolué. À son retour du travail, le chauffeur d’autobus a constaté que la «boucane se rapprochait» de sa maison.

«On recevait de la cendre. Je me suis dit qu’il fallait qu’on déménage au plus vite. Alors j’ai averti ma conjointe, et on a tout paqueté», se souvient M. Belzile.

Des souvenirs

Il s’est ensuite assuré que les voisins étaient en sécurité. Leur fils est aussi venu prêter main-forte.

La moto que chérit M. Belzile a dû rester dans le garage, ainsi que les souvenirs de famille accumulés depuis 2006.

«J’ai compris en partant qu’on ne reviendrait plus», souligne-t-il tristement.

La famille Belzile a ensuite pris la route jusqu’à Calgary où leur fille ainsi que leurs petits-enfants les ont accueillis à bras ouverts.

 

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