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Luzia du Cirque du Soleil: résolument familial

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Deux ans après l’excellent Kurios, le Cirque du Soleil est de retour dans le Vieux-Port de Montréal. Avec Luzia, l’entreprise québécoise a voulu se plonger dans la culture mexicaine, avec sa musique colorée, sa végétation particulière et sa faune typique. Spectacle qui plaira assurément à un jeune public, Luzia impressionne aussi par sa scénographie, qui incorpore pour la première fois sous chapiteau des éléments d’eau.

Nouvel élément : l’eau

On a fait grand cas de l’arrivée de l’eau dans ce spectacle. Et pour cause, dès le cinquième tableau, alors que deux athlètes y vont d’un numéro de Roue Cyr et de trapèze, une intense pluie se met à tomber sur scène. L’effet est saisissant. Plus tard, on projettera des images sur cette pluie torrentielle. Alors qu’il se veut captivant au départ, ce nouvel élément pour le Cirque sous chapiteau perd toutefois un peu de son côté magique et captivant au fur et à mesure que se déroule le spectacle. On devrait l’utiliser avec parcimonie.

Les meilleurs numéros

On lève notre chapeau à trois numéros, en particulier. Le premier, «Danse football», nous montre deux acrobates jongler habilement avec des ballons de soccer. Un mariage réussi entre ce sport et le cirque. En deuxième partie, on a droit à un poétique numéro de sangles, sous l’œil d’un immense jaguar. Enfin, le contorsionniste russe, Aleksei Goloborodko, nous fait grimacer avec ses mouvements presque inhumains. Ouch!

La scénographie

Doté d’une scène circulaire pivotante, Luzia s’avère très intéressant, car il permet à chaque spectateur sous le chapiteau d’avoir le bon angle pour certains numéros spectaculaires (notamment celui de la balançoire russe). Ici, peu importe que vous soyez assis au centre ou sur les côtés, vous aurez une bonne vue sur les prouesses des athlètes. On a aussi beaucoup aimé l’utilisation de deux tapis roulants dans les deux premiers tableaux du spectacle. Des appareils qui permettent des numéros bien dynamiques.

Les moments faibles

Même si le «facteur wow» est assez peu présent dans le spectacle, tous les numéros acrobatiques y ont leur place. Pour ce qui est des interventions du maître de cérémonie, celles-ci visent principalement un jeune public et peuvent paraître ennuyantes pour les plus vieux. On aurait aussi aimé que la musique appuie davantage la tension de certains numéros.

LE VERDICT

Sans être aussi captivant que Kurios, Luzia vaut le déplacement. On a aimé la pluie, sa scène tournante, les animaux géants et les quelques numéros acrobatiques impressionnants. Cette production du Cirque nous fait vivre, le temps de deux heures, un petit voyage bien apprécié au Mexique.

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