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Bye Bye Uber

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Téo est entré dans l’industrie du taxi à Montréal en novembre dernier, avec une flotte de véhicules neufs électriques, des chauffeurs formés et assurés d’un salaire horaire de 15 $.

Uber fait du taxi pirate. Les propriétaires de véhicules affiliés ne détiennent pas le coûteux permis de taxi, ils ne paient pas de surprime d’assurance, leurs véhicules ne sont pas soumis aux inspections obligatoires pour les taxis et ils échappent aux paiements de TPS et de TVQ.

Téo, créée par l’ex-dragon Alexandre Taillefer et quelques associés, travaille dans la plus complète légalité. Ils louent les précieux permis, paient assurances, taxes et impôts.

Concurrence par le haut

Les audacieux entrepreneurs ont investi 20 M$ dans leur projet pilote pour la location de permis existants, pour se doter d’une flotte moderne, de garages et pour bien rémunérer leurs chauffeurs.

Leur plan d’affaires prévoit 200 M$ supplémentaires pour le développement, m’avait expliqué Alexandre Taillefer l’automne dernier.

Téo mise sur la concurrence par le haut avec le taxi traditionnel; Uber, par le plus bas dénominateur commun.

Le choix était facile

Le choix était pourtant facile pour le gouvernement Couillard. Le «Bye Bye» jeté spontanément par le maire Denis Coderre en réplique à la menace d’Uber de quitter le Québec se situe dans une volonté d’une réelle modernisation d’une industrie du taxi malade, à Montréal surtout. Trop de véhicules brinquebalants et malpropres, trop de chauffeurs débraillés et qui ne connaissent pas la ville...

Téo avait fourni une solution au gouvernement il y a plusieurs mois.

Uber parti, la paix reviendra dans l’industrie. La sécurité des clients sera mieux protégée et si le modèle Téo se répand, l’image de la ville en sera améliorée pour son 375e.

Le ridicule de l’indécision du gouvernement Bourassa dans les années 1980 pour choisir la couleur de la margarine me revient immanquablement.