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La petite fleur de Montréal

La petite fleur de Montréal

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En ce dimanche de fêtes des Mères, pourquoi ne pas offrir à celle que vous aimez ce petit bijou, que nous venons de découvrir. Sous la plume de Claude Paiement, fondateur du théâtre Harpagon avec le comédien Sylvain Marcel et de Jean Eid, longtemps collaborateur au magazine Croc, et créateur de Jérôme Bigras, vous allez découvrir une jeune qui fille qui n’a pas froid aux yeux. À la manière des contes de Fred Pellerin, la toute menue pose quitte sa Gaspésie natale en 1957 pour réaliser son rêve : devenir chanteuse de jazz à Montréal.


Avec beaucoup de minuties et documents à l’appui, ceux et celles qui ont fréquenté le Mocambo, le Café Saint-Jacques, le Rockhead Paradise et toutes les boîtes avec des humoristes, auront le sourire accroché ainsi que la larme à l’œil. Certes, nous sommes en présence d’une bande dessinée sur le jazz et un trio qui fera fureur, mais les auteurs vont beaucoup plus loin. Après l’arrivée de Jean Drapeau qui « nettoya » de façon honteuse la Main avec son acolyte Pax Plante, les clubs de jazz se virent contraints de mettre la clé sous la porte.

 


Comme l’offre de travail était moindre, Rose et son trio partirent pour les États-Unis puis Cuba. Avec moult détails, nous suivons la progression artistique et amoureuse de ces aventuriers de la note bleue, puis, vint des jumeaux. Les auteurs auraient pu raconter platement la vie d’une jeune femme «  tranquille », mais, par un joli tour de passe, le lecteur se trouve catapulté à notre époque. Toute la question est de deviner quel lien il peut y avoir entre ses enfants, une maison abandonnée, puis un jumeau disparu. 

Conclusion
Que ce soit la graphie, le mouvement, l’intensité des personnages et la complexité de l’histoire, tout est soudé pour une formidable aventure. Le jazz en sort grandi, la musique aussi et le Montréal by Night des grandes années. Bravo !