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Les idiots utiles de l’islamisation

La radicalisation religieuse de jeunes esprits troublés n’est pas le plus grand danger auquel le Québec fait face

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Soutenus dans leurs prétentions victimaires par une réputée chercheuse québécoise, deux ex-étudiants du cégep Maisonneuve accusés d’avoir voulu rejoindre un groupe terroriste à l’étranger et d’avoir planifié un attentat à Montréal ont tenté de mettre à leur main le système de justice criminelle canadien.

Ils ont échoué.

S’appuyant sur un volumineux rapport, une fosse septique d’exagérations, préparé par la sociologue Valérie Amiraux, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en pluralisme religieux à l’Université de Montréal et témoin-expert à leur procès, El-Mahdi Jamali et Sabrine Djaermane ont demandé au tribunal qu’une partie de la preuve soit cachée du public pour ne pas attiser «l’islamophobie» et le «climat de panique» qui règne au Québec.

Les dictatures se spécialisent dans les procès criminels secrets. Qu’une universitaire de haut niveau estime qu’une telle demande est recevable par un tribunal canadien a de quoi inquiéter.

Dis-moi qui tu fréquentes...

Le mois dernier, Valérie Amiraux a participé à une table ronde organisée par le Collectif contre l’islamophobie d’Adil Charkaoui et à la collecte de fonds qui a suivi, selon le journaliste d’enquête Fabrice de Pierrebourg en entrevue chez Arcand jeudi.

Or, l’un des deux accusés aurait été lié à Adil Charkaoui et à son école.

En octobre dernier, madame Amiraux a organisé un symposium international sur l’islamophobie à l’UQAM, de concert avec l’islamologue québécois Patrice Brodeur qui dirige les activités de recherche du King Abdullah Bin Abdulaziz International Centre for Interreligious and Intercultural Dialogue à Vienne, financé par l’Arabie saoudite.

La conférence d’ouverture a été prononcée par la militante antiracisme franco-sénégalaise Rokhaya Diallo, instigatrice d’une pétition contre tout soutien à Charlie Hebdo après l’attentat au cocktail Molotov en 2011 et opposée à la loi contre le port du niqab en public sur le territoire français. Suivie de Me Jacques Frémont, le père du projet de loi 59 sur les discours haineux, qualifié de liberticide par plusieurs juristes québécois.

Parmi les invités à ce symposium, Michael Séguin, chargé de cours en sociologie à l’UdM et apologiste du Hamas, qui, dans un récent blogue, accusait des chroniqueurs québécois — tous juifs — d’islamophobie en raison de leurs positions pro-Israël. Un impardonnable raccourci intellectuel pour un universitaire.

Pour clore l’événement, les organisateurs avaient réuni les leaders autoproclamés de la soi-disant «communauté musulmane» dont s’est entouré Philippe Couillard, en plus de l’omniprésent Adil Charkaoui et de son ami l’imam Salam Elmenyawi de la mosquée fondamentalisme Assuna, où l’on prêche que les femmes doivent regarder par terre quand elles marchent dans la rue, et promoteur des tribunaux islamiques au Québec.

Islamiser, une chose à la fois

La radicalisation religieuse de jeunes esprits troublés n’est pas le plus grand danger auquel le Québec fait face. Bien plus dangereuses sont les manigances des islamisants, soutenus par des idiots utiles de l’islamisation, pour affaiblir nos institutions et ainsi créer une ouverture à l’islam politique.

Accuser leurs opposants d’islamophobie et associer toute critique de l’islam à de la violence contre les musulmans fait partie de leur arsenal de guerre.

Mais que des savants demandent qu’on piétine un droit garanti par la Charte pour éviter une remise en question de l’islam est tout simplement honteux. La juge Lori Weitzman a eu raison de se braquer.

NOTE : Je suis ravie de l’élection de Sadiq Khan comme maire de Londres. Son grand défaut? Être un supporteur de Liverpool F.C.