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Donner l’envie de voyager

Un YouTubeur québécois inspire avec ses voyages

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Guillaume Duranceau Thibert est le genre de personne qui fait rêver tout amateur de voyages. Chaque hiver, il part trois mois pour parcourir le monde sans avoir de destination prédéfinie. Depuis quelques mois, il nous fait partager ses aventures sur YouTube.

La passion du voyage a gagné Guillaume Duranceau Thibert dès son plus jeune âge. «À quatre ans, ma mère me trimbalait en Europe. Elle voulait m’ouvrir les yeux sur le monde, me montrer qu’il n’y avait pas que la Rive-Sud de Montréal», a raconté en entrevue le jeune homme de La Prairie.

Il avait 17 ans lors de sa première aventure sans la famille, avec un simple sac à dos. Direction la Bolivie et le Pérou. «Ça a été un élément déclencheur», analyse-t-il 10 ans plus tard, après avoir visité une cinquantaine de pays. L’Afrique est le seul continent qui manque à son ­«palmarès».

Son rituel est désormais bien réglé. Lorsque le commerce d’horticulture ­familial connaît une activité moindre, en hiver, et n’a plus besoin de son aide, Guillaume part trois mois découvrir le monde.

Le parcours dans son ensemble n’est jamais prédéfini, à l’image de cette année. «Je suis parti de Montréal pour aller en Suède faire une surprise à un ami que j’ai rencontré au Laos il y a quelques ­années. De là, je suis allé à Bangkok pour voir un autre ami. Ensuite, je me suis retrouvé à faire de la moto en Malaisie puis à ­découvrir des régions du monde que je n’avais jamais vues comme les Émirats arabes unis», détaille-t-il.

Des vidéos inspirantes

Petite particularité en 2016, ce parcours entre janvier et mars a été filmé et montré au public sur la chaîne YouTube «Guillaume sans destination». Grâce au bouche-à-oreille, Goji, collectif qui aide certains YouTubeurs à mieux faire connaître leurs projets, a contacté le ­baroudeur québécois. L’intéressé avait «toujours filmé un peu, mais sans plus». Des cours de montage vidéo lui ont été nécessaires pour être fin prêt.

Néanmoins, quelques craintes plus personnelles ont surgi avant les premières vidéos: «Je me suis demandé si ça allait affecter mon attachement à la situation, si ça allait avoir un impact sur l’authenticité de ce que je vivais. Mais non, ça en a même ajouté. De toute ­manière, quand je voulais vivre mon ­expérience sans filmer, je n’hésitais pas à le faire.»

Grâce à ces clips publiés sur YouTube tout au long de son séjour, des milliers d’internautes ont pu faire une visite éclair de Dubaï en quatre minutes, avoir un aperçu de ce qu’est une tempête dans un désert ou encore découvrir les ­trésors de la mer d’Oman.

Ces aventures semblent en avoir inspiré plus d’un. «Des jeunes m’écrivent pour me dire que je leur ai donné envie de partir. Il y a aussi cette famille qui n’avait jamais voyagé et qui m’a envoyé une photo d’eux dans un avion pour me remercier», se souvient Guillaume. Certains lui ont même offert de l’héberger lors de ses prochaines aventures.