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Les Kostitsyn rêvent encore de la LNH

Andreï Kostitsyn (numéro 46) ne détesterait pas revenir avec le Canadien.
photo d’archives Andreï Kostitsyn (numéro 46) ne détesterait pas revenir avec le Canadien.

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SAINT-PÉTERSBOURG | Andreï Kostitsyn n’a pas joué un seul match dans la LNH depuis les séries de 2012 avec les Predators de Nashville. Sergeï, le plus jeune des deux frères, n’a pas touché une glace en Amérique du Nord depuis le 27 avril 2013, alors qu’il portait aussi l’uniforme des Predators.

Andreï a maintenant 31 ans et Sergeï, 29 ans. En théorie, le temps joue contre eux. Après un long exil dans la KHL, c’est toujours difficile de réintégrer les rangs de la LNH. Mais, ils caressent chacun la même ambition.

«C’est mon objectif de revenir dans la LNH, a dit Andreï en entrevue au Journal de Montréal après un entraînement du Bélarus à l’aréna Yubileiny de Saint-Pétersbourg. Pour y parvenir, je devrai finir le Championnat du monde sur une bonne note.»

«J’aimerais retourner dans la LNH, mais on verra après le Championnat du monde, a renchéri Sergeï au Journal. Je voudrais obtenir un essai pour un camp ou encore mieux signer un contrat avec une équipe de la LNH.»

Un message pour Bergevin

Si pour les premiers jours du tournoi, les deux Kostitsyn passaient comme des fusées dans la zone réservée aux médias après les trois défaites du Bélarus à ses trois premières rencontres, ils ont finalement accepté de rencontrer l’un des rares journalistes du Canada dans la magnifique ville de Saint-Pétersbourg.

«L’an dernier, je sais qu’il y a des équipes qui m’ont offert des invitations à leur camp, a raconté Andreï. Je ne peux pas identifier les équipes, mais le Canadien n’en faisait pas partie. J’ai choisi de rester dans la KHL. Je voulais jouer une autre saison avec mon frère, Sergeï, pour le Torpedo [Nizhny Novgorod].»

«Le Canadien ? N’importe quand» – Andreï Kostitsyn

Sans contrat dans la KHL pour la prochaine saison, l’ancien choix de premier tour du Tricolore en 2003 (10e au total) se ferait tirer l’oreille plus facilement.

«Ce serait mieux si je pouvais recevoir un contrat, mais je serais prêt à écouter les propositions pour une invitation à un camp, a souligné Andreï. Si je peux avoir un essai, je vais probablement y aller.»

Et, si Marc Bergevin cognait à sa porte ou à celle de son agent?

«Le Canadien? N’importe quand, a-t-il répliqué avec le sourire. Tu peux passer le message au Canadien, ils ont juste à me téléphoner. Je m’ennuie de Montréal.»

«J’aurais aimé connaître une plus longue carrière avec le CH, a-t-il poursuivi. J’étais triste quand je me suis fait échanger aux Predators au mois de février 2012. Montréal est une belle ville et une ville de hockey. J’en garde de bons souvenirs. Mon plus beau moment dans la LNH est survenu lors des séries de 2009 où nous avions atteint la finale de l’Est contre les Flyers avec le Canadien.»

À l’image de son grand frère, Sergeï n’a pas les mains liées.

«J’ai encore une année à mon contrat, mais il s’agit de mon année d’option, a-t-il précisé. Je peux donc me libérer de cette entente. Je ne cherche pas à obtenir un meilleur contrat dans la KHL, je vise une équipe de la LNH. Je devrai songer à la possibilité d’accepter seulement une invitation pour un camp.»

Des erreurs

À Montréal et à Nashville, Andreï et Sergeï n’ont pas toujours agi comme des enfants de chœur. Il y a eu cette histoire en février 2009 où on relatait qu’ils avaient entretenu des liens avec un membre de la mafia montréalaise. Trois ans plus tard, Andreï et Alexander Radulov avaient écopé d’une rencontre de suspension au beau milieu des séries avec les Predators puisqu’ils avaient contrevenu aux règlements de l’équipe avec une soirée trop arrosée.

«Oui, j’ai fait des erreurs, a admis Andreï. À ma dernière saison à Nashville, j’avais placé mon équipe dans l’embarras. C’était une erreur de ma part. J’aurais voulu modifier cette situation. Mais, j’ai changé aujourd’hui. Je suis plus vieux et je vois la vie d’une façon différente. Avant, j’étais jeune et parfois insouciant. Je ne réalisais pas toujours la chance que j’avais de me retrouver dans la LNH.»

«J’aimerais prouver aux gens et à moi-même que je peux jouer dans la LNH», a-t-il conclu.

Andreï en chiffres

  • 398 matchs dans la LNH
  • 53 points, son sommet dans la LNH en 2007-2008
  • 26 buts, son sommet dans la LNH en 2007-2008
  • 3 saisons de 20 buts ou plus avec le CH
  • 10 rang de sélection au repêcha-ge de 2003 (1er tour par le CH)
  • 19 nombre de matchs avec les Predators

Sergeï en chiffres

  • 353 matchs dans la LNH
  • 200 rang de sélection au repêchage de 2005 (7e tour par le CH)
  • 155 matchs avec le CH
  • 50 points, son sommet dans la LNH avec les Predators en 2010-2011
  • 131 points en 2006-2007 avec Patrick Kane et Sam Gagner pour les Knights de London
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