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Radars photo impossibles à contester: les droits des citoyens «bafoués», selon la CAQ

Un juge avait refusé à un couple de Québec la possibilité de contester une contravention découlant d’un radar photo à Lévis

Chantier de construction photo radar
Photo d'archives

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La Coalition avenir Québec (CAQ) interpelle la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, lui demandant que les droits des citoyens soient respectés lorsqu’ils contestent des contraventions découlant des radars photo.

«Les droits des individus ont été bafoués», a affirmé le porte-parole en matière de justice de la CAQ, Simon Jolin-Barrette.

Le Journal publiait jeudi un reportage démontrant qu’un juge avait refusé d’entendre un couple de Québec qui désirait contester sa contravention liée à un radar photo. En effet, la preuve de l’État était absolue.

De plus, les 102 817 personnes ayant contesté leur constat d’infraction depuis le début du programme de radar photo en 2009 n’ont pas réussi à être acquittées et auraient toutes été déclarées coupables.

«Ce qu’on voit dans le journal, c’est quelque chose qui enlève la confiance des citoyens dans le système de justice», a indiqué le député de la CAQ, exigeant que la ministre Stéphanie Vallée agisse rapidement.

«La ministre devrait évaluer la possibilité de contacter le juge en chef de la Cour du Québec relativement à cet agissement, a-t-il noté. Il y a une séparation des pouvoirs, mais le rôle de la ministre est de réitérer que les droits des citoyens seront respectés».

Puis, il a souhaité que les démarches judiciaires soient tournées vers les citoyens. «Ce n’est pas acceptable qu’un juge refuse d’entendre un citoyen», a insisté M. Jolin-Barrette.

Le droit de « se défendre »

Selon M. Jolin-Barrette, le juge a commis une faute qui ne doit plus se reproduire.

«Tous les Québécois qui sont accusés d’une infraction pénale ont le droit de présenter une défense devant le tribunal», a-t-il dit.