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Pas de fracturation hydraulique sur Anticosti en 2016

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QUÉBEC – Contrairement à ce qui était prévu, il n’y aura pas d’opérations de fracturation hydraulique cet été sur l’île d’Anticosti.

Faute d’avoir obtenu les autorisations nécessaires, le conseil d’Hydrocarbures Anticosti SEC, la société en commandite mise sur pied par le gouvernement Marois, a été contraint de reporter ces opérations au début de l’été 2017.

«Cette décision, non prévue aux contrats initiaux, permettra d’allonger la période d’essai de production prévue après les opérations de fracturation hydraulique», a fait savoir par communiqué l’entreprise Pétrolia, qui détient 21,7 % des actions d’Hydrocarbures Anticosti.

«L’allongement de la période d’essai de production permettra d’affiner l’analyse des données de production des puits», a précisé la compagnie.

Hydrocarbures Anticosti devait recevoir les certificats d’autorisation du ministère de l’Environnement à la fin du mois d’avril, mais elle les attend toujours.

«Le ministère [...] accuse un retard dans l’analyse de la demande de certificat d’autorisation [...] en février dernier. Selon des informations obtenues du ministère, le processus d’analyse suit son cours», a indiqué Pétrolia.

À défaut d’aller de l’avant avec les trois forages à fracturation hydraulique, l’entreprise commencera ses forages traditionnels au mois de juin, comme prévu.

En plus de Pétrolia, le gouvernement du Québec, Corridor Resources et Maurel & Prom détiennent des parts dans Hydrocarbures Anticosti.

Controverse

L’île située dans le golfe du Saint-Laurent a fait couler beaucoup d’encre depuis que le premier ministre Philippe Couillard a publiquement remis en question l’entente conclue entre le gouvernement Marois et ses trois partenaires pour confirmer son potentiel pétrolier et gazier.

Opposé à la réalisation de forages avec fracturation hydraulique, le premier ministre a affirmé à plusieurs reprises que «jamais le délabrement d’Anticosti ne porterait [sa] signature».

Ces déclarations ont été dénoncées par le grand patron de Pétrolia, Alexandre Gagnon, qui n’excluait pas la possibilité de poursuivre le gouvernement du Québec s’il ne respectait pas ses engagements.

Philippe Couillard a finalement annoncé qu’il honorerait les engagements du Québec à l’égard de l’entente sur Anticosti, qui prévoit notamment la réalisation de trois forages avec fracturation hydraulique à des fins d’exploration.