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Une récolte exceptionnelle de fraises dès la fin du mois

david lemire
Photos courtoisie David Lemire, de la Ferme horticole Gagnon, à Trois-Rivières, montre la qualité de ses plants de fraises sous ses bâches.

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La saison des fraises du Québec pourrait commencer plus tôt cette année et même donner une récolte exceptionnelle malgré le printemps froid qui a fait craindre le pire.

La température était si froide que les agriculteurs ont gardé plus longtemps les bâches qui recouvrent les plants pour les protéger durant l’hiver.

«Normalement, s’il fait chaud plus tôt, les bâches sont enlevées pour laisser la chaleur naturelle faire son œuvre, mais cette année, le printemps vraiment frais menaçait la croissance des plants», explique Yourianne Plante, directrice générale de l’Association des producteurs de fraises et de framboises du Québec.

Ainsi déployées, les bâches emmagasinent la chaleur du soleil, ce qui permet de garder les plants autour de 22 à 24 degrés, la température idéale pour leur développement.

On voit une partie de son champ recouvert des bâches, ce qui aidera à une récolte exceptionnelle, croit-il.
Photo courtoisie
On voit une partie de son champ recouvert des bâches, ce qui aidera à une récolte exceptionnelle, croit-il.

Fraises fin mai

«On a véritablement sauvé le début de saison. Et comme il n’y a pratiquement pas eu de grands froids cet hiver, les plants n’ont pas de dommages», se réjouit David Lemire, propriétaire de la Ferme horticole Gagnon à Trois-Rivières.

Les agriculteurs ont aussi dû utiliser une technique d’irrigation pour contrer le gel puisque le mercure est parfois descendu vers les -5 ºC ou -6 ºC la nuit.

«On ouvre les gicleurs et l’énergie produite par le changement de l’eau en glace lors du contact avec la bâche crée de la chaleur qui protège les plants», ajoute M. Lemire, qui est aussi président de l’Association des producteurs de fraises.

Les premiers petits fruits juteux et sucrés pourraient donc se retrouver sur les tablettes des marchés publics dès la dernière semaine de mai. On devrait ensuite les trouver en épicerie durant la première semaine de juin dans la région de Montréal, prévoit M. Lemire.

Autocueillette retardée

Les supermarchés de la Mauricie pourraient les recevoir la semaine suivante, puis ce sera au tour de Québec lors de la troisième semaine de juin.

«Les plants ont une allure optimale; les fleurs n’ont pas gelé. On devrait avoir une année vraiment super, certainement une des meilleures», ajoute-t-il.

Le seul bémol, c’est que la partie des champs aménagée pour l’autocueillette n’est pas couverte de bâches, la saison pourrait donc être retardée d’une semaine.