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Le Lightning n’a aucun complexe

Avant le match de vendredi, au cours duquel il a été blessé, Ben Bishop était le plus expérimenté des quatre gardiens partants encore dans les séries.
photo AFP Avant le match de vendredi, au cours duquel il a été blessé, Ben Bishop était le plus expérimenté des quatre gardiens partants encore dans les séries.

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Un carré d’as que peu d’observateurs avaient prévu.

Les quatre formations qui ne sont plus qu’à huit victoires de la conquête de la coupe Stanley, sept dans le cas du Lightning de Tampa Bay, n’ont pas atteint le troisième tour par chance.

Pas du tout.

Elles ont suivi leur parcours avec beaucoup de persévérance.

On ne peut que se réjouir des succès des Sharks de San Jose qui, pendant toute la saison, ont lutté avec les Ducks et les Kings pour le premier rang de la division Pacifique.

On doit applaudir les succès des Blues qui, lors du calendrier régulier, ont livré une solide compétition aux Stars et aux Blackhawks.

Sans les nombreuses blessures, le Lightning aurait possiblement devancé les Panthers au premier rang de la division Atlantique et, finalement, les Penguins n’ont-ils pas été la meilleure formation de la Ligue nationale à partir du mois de janvier?

La vie facile ? Non

Lors des deux premiers tours des séries éliminatoires, les quatre formations ont bataillé ferme pour poursuivre sur leur lancée, les Penguins liquidant l’équipe que tout le monde croyait en mesure d’enlever la coupe Stanley pour la première fois de son histoire, les Capitals de Washington.

On dira que le Lightning a eu la vie facile en éliminant coup sur coup les Red Wings et les Islanders.

Cependant, ne doit-on pas reconnaître que Jon Cooper et son groupe ont démontré beaucoup d’intensité en gagnant en cinq matchs dans les deux séries malgré l’absence d’Anton Stralman et de Steven Stamkos?

Les Blues ont impressionné face aux Blackhawks et aux Stars, deux des meilleures formations de la ligue et les Sharks ont sorti des séries les Kings en cinq matchs avant de gagner leur duel contre les Predators de Nashville, les tombeurs des Ducks.

Intensité et talent

Ces équipes sont coriaces, elles ont des joueurs talentueux et elles sont bien dirigées.

Qu’ai-je retenu de ces quatre formations depuis le début des séries éliminatoires?

PITTSBURGH: on avait sous-estimé la défense des Penguins. Jim Rutherford a su apporter les ajustements qui s’imposaient et Kristopher Letang est maintenant considéré, à juste titre, parmi les cinq meilleurs défenseurs du circuit. Pendant combien de matchs tiendra-t-on Sidney Crosby et Evgeni Malkin en échec? Dans le premier match face au Lightning, ils n’ont eu aucun impact.

TAMPA BAY: avant le match de vendredi, Ben Bishop, dominant depuis le début des séries, était le plus expérimenté des quatre gardiens partants encore dans les séries. Cette blessure peut-elle compromettre les chances du Lightning? Sans doute, sauf que cette équipe a réussi jusqu’à maintenant à s’illustrer dans l’adversité. Nikita Kucherov est un joueur exceptionnel et on se réjouit de ne pas avoir échangé Jonathan Drouin.

SAN JOSE: plus j’observe Joe Pavelski, plus je revois Mike Bossy. Quel marqueur! Comme Bossy, il a cette facilité de pouvoir s’éloigner suffisamment de son couvreur pour être prêt à effectuer un tir sur réception. Brent Burns impressionne, Marc-Édouard Vlasic est un défenseur fiable et pour Logan Couture, c’est la grande éclosion.

ST. LOUIS: Brian Elliott a été la plus belle surprise du côté des Blues. Avant le début des séries, on se demandait si cette équipe parviendrait à accéder au deuxième tour surtout parce que les gardiens représentaient un gros point d’interrogation. Elliott a fait le travail. Sans aucun doute, l’équipe la plus imposante et la plus dure sur le plan physique. David Backes est présentement à son mieux.

Je suis persuadé qu’on assistera à du hockey de très haut niveau lors des deux finales d’association. Que les deux séries nécessitent sept matchs ne me surprendrait pas du tout.

Matthews est une valeur sûre

Au cours des derniers jours, j’ai regardé plusieurs matchs du Championnat du monde de hockey sur glace en Russie. Et j’ai surtout suivi de près les matchs impliquant Auston Matthews.

Le jeune Américain m’a grandement impressionné. Il possède un bon gabarit et surtout une incroyable vision du jeu. Il contrôle la rondelle, il est créatif et il patine avec aisance.

Ce qui m’a surtout emballé dans son cas, c’est qu’il fait constamment le bon jeu. Il choisit toujours la bonne option et il est une menace constante dès qu’il se faufile dans la zone offensive.

Si les Maple Leafs de Toronto décident d’en faire leur premier choix, ils obtiendront un joueur de très haut niveau, un surdoué et un joueur qui évoluera dans la Ligue nationale la saison prochaine.

Des amendements

Je me joins à ceux qui n’ont pas apprécié la pénalité imposée à Nick Bonino, des Penguins, lors du sixième match de la série contre Washington.

Bonino a frappé la rondelle au vol, il n’avait aucunement l’intention de tirer le disque chez les spectateurs.

Devrait-on donner plus de latitude aux arbitres relativement à ce règlement? Présentement, c’est un automatisme. Vous tirez la rondelle dans les gradins, c’est une pénalité.

Par contre, dans un cas comme celui de Bonino, ne devrait-on pas avoir la possibilité de décréter que c’est carrément de la malchance et que le joueur ne mérite pas une pénalité?