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La mairesse de Chandler suspendue

Louisette Langlois est mairesse de Chandler depuis novembre 2009.
Photo Facebook Louisette Langlois est mairesse de Chandler depuis novembre 2009.

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CHANDLER | La mairesse de Chandler, Louisette Langlois est suspendu pour un mois pour avoir dissimulé 135 000 $ aux prévisions budgétaires 2014.

La décision a été rendue par la Commission municipale du Québec lundi.

Elle impose à Mme Langlois une suspension de 30 jours sans solde qui prendra effet le 1er juin 2016.

La mairesse a exigé du trésorier d’ajouter un montant de 135 000 $ aux prévisions budgétaires 2014. Elle réservait ce montant à l’embauche d’un ingénieur et d’un greffier sans avoir eu l’aval des autres élus. Cette demande a été considérée comme irrégulière par la Commission. «Le geste posé n’est pas anodin. Il s’agit d’un subterfuge pour faire avancer un dossier auquel la mairesse croit profondément et qui n’avait pas reçu l’aval du Conseil », peut-on lire dans la décision de 26 pages.

Aux thermes de 5 jours d’audiences tenus en décembre dernier, la Commission a conclut que la conduite de Louisette Langlois constitue un manquement, puisqu’elle n’a pas respecté la ligne hiérarchique établie et qu’elle n’a pas eu de communications franches, transparentes et honnêtes avers les membres du conseil et le directeur général.

La Commission avait été saisie de la demande d’enquête pour manquement à l’éthique et à la déontologie en mai 2015.

La crédibilité du plaignant mise en doute

Une seconde décision a été prise par la Commission dans le dossier de Mme Langlois le 16 mai. L’une d’elle faisait suite à une demande de réouverture d’enquête déposée le 10 mai dernier par l’avocat de la mairesse en mettant en doute la crédibilité du plaignant, Luc Legresley, conseiller municipal de Chandler. Me William Assel a notamment fait valoir devant la Commission que M. Legresley, dans une conversation tenue sur Facebook avec un journaliste de la presse locale, aurait indiqué éloquemment qu’il souhaitait faire trébucher la mairesse et qu’il souhaitait qu’elle quitte son poste.

La Commission a rejeté la demande de l’avocat en indiquant notamment que sa décision n’a pas été prise sur la seule base du témoignage de M. Legresley, ce dernier ayant déposé sa plainte basée sur les informations obtenues du trésorier de la ville et que les autres témoins entendus ont corroboré les éléments invoqués.

Le conseiller Legresley, à l’origine de la plainte contre la mairesse Langlois, a lui-même fait l'objet d'une réprimande de la part de la Commission dans une décision rendue le 24 février dernier à l'effet que M. Legresley a tenu des propos diffamatoire à l'endroit d'un citoyen lors de la séance du conseil du 11 août 2014, ce qui constitue un manquement à l’article 3 du Code d’éthique et de déontologie à l’intention des élus de la Ville de Chandler qui prévoit que les membres du conseil doivent adopter un comportement courtois et poli à l'endroit du citoyen, et traiter celui-ci avec égards et respect..