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Mike Blunden savoure chaque instant

L’ancien joueur du Canadien participe à ses premières véritables séries éliminatoires

Mike Blunden
Photo Le journal de Montréal, Martin Chevalier Mike Blunden

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PITTSBURGH | Le nombre de joueurs dans l’entourage du Lightning est si nombreux qu’il n’y a pas suffisamment de place pour tous les accueillir dans le vestiaire des visiteurs, pourtant vaste, du Consol Energy Center.

Quelques-uns d’entre eux doivent prendre place dans une petite pièce adjacente qu’ils partagent avec les outils et la machinerie du préposé à l’équipement.

« Je suis avec l’équipe depuis mars. Coop [Jon Cooper] me traite de façon incroyable. Il m’a donné une chance et me laisse jouer mon jeu. » – Mike Blunden

C’est le cas de Mike Blunden, cet ancien joueur du Canadien qui, entre les saisons 2011-2012 et 2013-2014, a disputé 51 matchs dans l’uniforme bleu-blanc-rouge.

L’Ontarien de 29 ans revient de loin. L’an dernier, alors qu’il connaissait la meilleure saison de sa carrière dans la Ligue américaine, Blunden a subi une opération majeure pour réparer des déchirures au ligament croisé antérieur et au ligament collatéral interne du genou droit.

Une blessure subie en janvier 2015, mettant fin à sa saison après 33 matchs et une récolte de 13 buts et neuf passes.

«Cette blessure ne pouvait arriver au pire moment. À Syracuse, nous occupions le premier rang. Je jouais en compagnie de Jonathan Marchessault et de Vladislav Namestnikov. Ça cliquait très bien», a raconté Blunden, en entrevue avec Le Journal de Montréal, près du vestiaire du Lightning.

Les séries dans son salon

Tellement que Namestnikov et Marchessault ont été invités à participer à quelques matchs éliminatoires avec le Lightning. Pendant ce temps, Blunden était confiné à son domicile.

«Ce fut un moment très éprouvant, car je n’ai eu d’autre choix que de regarder le beau parcours du Lightning [finaliste de la Coupe Stanley] de mon salon pendant que je poursuivais ma réadaptation.»

Voilà pourquoi cette année, il se dit choyé de se retrouver dans l’entourage de l’équipe, même si son casier ne se trouve pas dans la même pièce que les autres.

Il sait que, en raison des blessures, Jon Cooper pourrait avoir besoin de ses services à tout moment. D’ailleurs, il a disputé les sept des neuf premières rencontres éliminatoires du Lightning.

«Je suis avec l’équipe depuis mars. Coop [Jon Cooper] me traite de façon incroyable. Il m’a donné une chance et me laisse jouer mon jeu, a indiqué cet ancien choix de deuxième tour des Blackhawks. J’adore le style de rapide pratiqué par le Lightning. J’espère pouvoir continuer à aider cette équipe à atteindre le but ultime.»

Il semble que ce ne sera pas au cours des prochains jours puisque la conjointe de Blunden est rentrée à Ottawa et doit donner naissance au deuxième enfant du couple dans les jours à venir.

Trop de joueurs de soutien

Néanmoins, Blunden adore cette expérience en séries qu’il considère comme sa véritable première dans la LNH. En 2013, il avait joué un seul match dans la série que le Canadien avait perdu en cinq rencontres, dès le premier tour, face aux Sénateurs.

Parlant du Tricolore, Bluden assure avoir été bien traité par l’organisation, surtout chez les Bulldogs d’Hamilton.

«J’ai eu beaucoup de plaisir à jouer pour Sylvain Lefebvre. Il me donnait beaucoup de temps de jeu et m’a enseigné à devenir un meilleur joueur. Au sein de cette organisation, je me suis vraiment amélioré.»

Bien qu’il aurait aimé disputer plus de rencontres avec le Tricolore, il assure avoir obtenu une véritable chance.

«C’était difficile pour moi de percer la formation puisque, pendant que j’étais là, l’équipe regorgeait de joueurs de troisième et de quatrième trios, a-t-il rappelé. Des gars comme Ryan White, Travis Moen, Brendan Prust et George Parros.»

Beaucoup de joueurs de troisième et de quatrième trios... Il faut croire qu’il y a des choses qui ne changent pas.