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Une «Merveille» solidaire de Québec

Wayne Gretzky souhaite à la ville une autre chance d’avoir une franchise de la LNH

Wayne Gretzky et sa célèbre épouse Janet Jones.
Photo Le Journal de Québec, Annie T Roussel Wayne Gretzky et sa célèbre épouse Janet Jones.

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À l’instar des partisans des Nordiques de Québec, le grand Wayne Gretzky désire que la Vieille Capitale renoue avec le hockey de la Ligue nationale dans un avenir rapproché.

Présent avec sa célèbre épouse Janet Jones pour assister aux débuts de leur fils Trevor devant ses nouveaux partisans au Stade municipal hier soir, la Merveille a livré un plaidoyer en faveur de la ville qu’il chérissait tant lorsqu’il fracassait tous les records du monde du hockey. Pour lui, l’instauration d’un plafond salarial a garanti la survie des petits marchés actuels. Québec y trouverait son compte.

Ville de hockey

Wayne Gretzky et sa célèbre épouse Janet Jones.
Photo Le Journal de Québec, Annie T Roussel

Québec et Las Vegas sont en attente d’une décision de la LNH à savoir si elle ira de l’avant ou non avec la création de clubs d’expansion pour la saison 2017-2018. Le verdict est attendu d’ici la remise annuelle des trophées, à la fin juin.

«Le commissaire a changé toutes les règles en introduisant le plafond salarial. Maintenant, la Ligue est capable de protéger des villes comme Ottawa, Winnipeg, Edmonton et Calgary. Je crois qu’il y a de bonnes chances que l’expansion ait lieu, mais je ne sais pas quand.

«Québec et Las Vegas ont chacune construit de magnifiques infrastructures. On sait que Québec est une bonne ville de hockey. Je suis certain que la LNH le sait aussi. J’espère pour les gens de Québec qu’ils auront une autre franchise et une autre chance. C’est une excellente ville de sports!» a déclaré le plus grand hockeyeur de tous les temps à la meute de journalistes, sur le terrain, après la rencontre d’hier soir.

A-t-il eu l’occasion de découvrir l’intérieur du Centre Vidéotron? «Nous sommes ici quelques jours. Je vais à Trois-Rivières demain (aujourd’hui) et nous revenons ici dimanche. J’espère pouvoir y aller lundi.»

Souvenirs de Québec

L’histoire d’amour entre Gretzky et Québec remonte à sa première visite en 1974 à l’occasion du Tournoi pee-wee. Il s’en rappelle comme si c’était hier.

«Je me rappelle de mon premier match à 12 ans alors que j’avais rencontré Jean Béliveau juste avant. J’étais un enfant, ce sont des souvenirs durs à oublier. C’est la même chose quand j’ai rencontré Gordie Howe et Bobby Orr. Ils signifiaient beaucoup pour moi quand j’étais enfant», a raconté le légendaire patineur, vantant également les qualités de l’ancien Nordique Réal Cloutier sur la patinoire.

Si ses souvenirs de Québec sont nombreux, les hot-dogs du vétuste Colisée figurent au sommet, lui qui pouvait en manger jusqu’à trois durant les entractes, a-t-il lancé en riant. «C’était plaisant pour les joueurs de venir jouer à Québec. Les fans étaient extraordinaires et la glace aussi», a-t-il souligné.

 

Papa Gretzky fier de son fiston

Trevor Gretzky
Photo Le Journal de Québec, Annie T Roussel
Trevor Gretzky

Fiston Gretzky a offert un joli cadeau à ses parents en réalisant le coup sûr gagnant pour les Capitales. Chaque fois que Trevor saute sur le terrain, le paternel passe par toute la gamme des émotions.

«C’est dur de voir son fils être un athlète professionnel. Je crois que les parents sont plus nerveux que leurs enfants. Quand je jouais, je me rappelle que mon père (Walter Gretzky) était toujours très nerveux alors que je ne l’étais pas vraiment. On veut qu’il fasse bien, car c’est un jeune homme poli et un très bon enfant. Nous sommes fiers de nos cinq enfants», a-t-il mentionné.

Autographes à la tonne

Timide avec les amateurs après avoir pris place dans la première rangée des gradins derrière le marbre avec sa femme, Gretzky s’est montré plus généreux avec les amateurs au fil que le match avançait, multipliant les autographes quand il en avait l’occasion.

Des chandails des Oilers d’Edmonton, des Kings de Los Angeles et des Rangers de New York ont reçu la griffe de la Merveille. Quand ce n’était pas un des uniformes qu’il a portés au cours de sa carrière, tout autre article promotionnel, dont un drapeau datant de Rendez-vous 87, obtenait la signature désirée. Le surdoué de Brantford s’est aussi prêté au jeu des photos avec de jeunes enfants.

«Ça me fait sentir vieux! Il reste que c’est agréable, les gens aiment le hockey dans ce pays. J’étais au Nouveau-Brunsiwck et à Regina récemment et les gens ne parlent que de hockey. Je pourrais parler de hockey toute la journée», a dit l’homme de 55 ans.

Un cycle

Gretzky avoue avoir eu un pincement au cœur de voir aucune formation canadienne ne se tailler une place en séries cette année.

«C’est un peu bizarre! Cela dit, ce n’est qu’un cycle selon moi. Les équipes canadiennes vont revenir en force. J’aime la jeunesse des Flames et des Jets. Montréal a connu une saison difficile en perdant son gardien, mais j’ai toujours aimé leur équipe. Les Maple Leafs vont bâtir autour d’Austin Matthews qui sera sans doute leur choix.

J’adore le jeune Connor McDavid, le meilleur joueur depuis Sidney Crosby», a analysé la coqueluche du jour.

Marc Fortier se souvient

La présence de Wayne Gretzy a replongé l’ancien attaquant des Nordiques Marc Fortier dans ses souvenirs. Fortier a disputé six matchs avec les Kings en 1992-1993, partageant le même trio que le légendaire hockeyeur et Jari Kurri dès sa première présence sur la glace. «Ça te shake un gars. C’était assez spécial. Je faisais de la magie et Wayne en était impressionné. Il m’appelait magic Mike!» a raconté Fortier, croisé au Stade municipal, hier.