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Lettre pétrie de fautes : «totalement inacceptable», dit Mélanie Joly

Une lettre criblée de fautes a été envoyée par Ottawa

Lettre pétrie de fautes : «totalement inacceptable», dit Mélanie Joly
Photo d'archives

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OTTAWA | Citoyenneté et Immigration Canada s’est excusé hier soir pour la lettre remplie de fautes envoyée à un avocat de Montréal plus tôt ce mois-ci.

«Le Journal» a pu compter 17 fautes dans la lettre envoyée par Citoyenneté et Immigration Canada au cabinet d’avocat montréalais de Me Stéphane Handfield.
Photo courtoisie
«Le Journal» a pu compter 17 fautes dans la lettre envoyée par Citoyenneté et Immigration Canada au cabinet d’avocat montréalais de Me Stéphane Handfield.

Le ministère a fait son mea culpa dans un courriel transmis à l’Agence QMI.

«Nous nous excusons des erreurs qui se trouvaient dans cette lettre. Nous prenons très au sérieux notre responsabilité de communiquer efficacement en français et en anglais. Nous avons déjà informé notre personnel de cesser d’utiliser cette lettre et notre bureau régional examinera toutes les lettres en français afin de s’assurer de leur qualité. Les agents qui examinent les dossiers sur lesquels les documents de correspondance sont fondés sont parfaitement bilingues.»

Au début mai, l’avocat montréalais Stéphane Handfield a sursauté lorsqu’il a ouvert cette lettre de Citoyenneté et Immigration Canada, rédigée dans un français approximatif.

La nouvelle de ces nombreuses fautes, pas moins de 17 dans une missive d’à peine 100 mots, avait été rapportée tôt hier matin.

S’il perd sa cause, le client de Me Handfield risque le renvoi dans son pays d’origine, où sa vie serait menacée.

« Inacceptable »

Interrogée à ce sujet, la ministre fédérale responsable des langues officielles, Mélanie Joly, a qualifié l’incident de «totalement inacceptable».

«On va corriger la situation et surtout, on va s’assurer que ça ne se reproduise plus», a souligné Mme Joly, hier, ajoutant avoir été «choquée de la situation».

La ministre Joly se dit «très consciente» des enjeux soulevés par l’avocat Handfield. «C’est pour ça que c’est inacceptable», a-t-elle insisté.

Le Commissariat aux langues officielles a dit rappeler «régulièrement» à l’ordre certains ministères.

Les institutions fédérales «doivent offrir des services de qualité égale dans les deux langues officielles», a commenté le commissariat.

–Avec la collaboration de Camille Gaïor