/news/transports
Navigation

La voie est libre pour taxer la banlieue

Coup d'oeil sur cet article

Les automobilistes des couronnes montréalaises pourraient bientôt payer une taxe de 45 $ pour financer le transport en commun.

L’adoption du projet de loi 76 à l’Assemblée nationale, hier, ouvre la voie à cette éventualité, dénonce la Coalition avenir Québec.

Un article de loi stipule que le nouveau Réseau de transport métropolitain qui relève de la CMM pourra exiger des «contributions» des 82 municipalités locales sur son territoire.

La CAQ soupçonne donc le gouvernement et la CMM de vouloir étendre aux banlieues la taxe de 45 $ sur l’immatriculation qui s’ajoute à la «contribution» de 30 $ pour le transport collectif, comme c’est déjà le cas à Montréal depuis 2011.

Selon la CAQ, ce sont plus d’un million d'automobilistes qui subiront cette hausse de taxes.

Mesure d’exception

CAA-Québec a également critiqué ce «fardeau de plus» pour les contribuables.

«On donne un levier à la CMM pour aller chercher des sous dans les poches des gens, déplore le porte-parole Philippe St-Pierre. Reste à voir comment cela se traduira», dit-il avant d’ajouter que le pouvoir de taxer devrait être une mesure d’exception qui doit rester dans les mains du gouvernement.

Pas adapté

La CAQ croit que les résidents des banlieues n’ont pas à payer la même taxe que les Montréalais puisque l’offre de transport collectif n’est pas comparable.

«Le système de transport en banlieue n’est pas efficace et adapté aux besoins des gens et ils n’ont pas le choix de prendre leur voiture», dit le député caquiste Claude Surprenant.

La CAQ croit que l’offre doit d’abord s’améliorer tout comme la gestion des sociétés de transport avant de penser à toute nouvelle taxe.

Le projet remplace également l’AMT par l’Autorité régionale de transport métropolitain et le Réseau de transport métropolitain. La CMM et le gouvernement n’ont pas rappelé Le Journal.