/news/green
Navigation

Des prévisions qui nuisent au tourisme

Des prévisions qui nuisent au tourisme
Photo courtoisie

Coup d'oeil sur cet article

Des organisations de plein air dénoncent les prédictions parfois «alarmistes» de certains météorologues ou présentateurs météo, qui nuiraient au tourisme.

«La semaine dernière, de la pluie était annoncée toute la journée et les gens ne sont pas sortis, se désole Patricia Bergeron, porte-parole de la station de ski Mont Saint-Sauveur qui est aussi un centre de villégiature. Finalement, on a eu du soleil jusqu’à 16 h. Ça n’aide jamais le milieu récréotouristique.»

Une situation semblable s’est d’ailleurs transformée en poursuite dernièrement.

Un promoteur de courses automobiles réclame 6500 $ à un chroniqueur météo pour avoir annoncé de la pluie (voir autre texte).

SENSATIONNALISME

Pour sa part, Mont Saint-Sauveur affirme ne jamais annuler un événement en raison des prédictions à court ou à long terme.

«On attend toujours la journée même, parce que justement les prévisions peuvent changer et on ne peut pas s’y fier», précise Mme Bergeron, qui rappelle que le mont est ouvert toute l’année et que les contrecoups sont constants.

De plus, elle croit que la façon d’expliquer les conditions météorologiques doit être changée.

«Les prévisions alarmistes et parfois sensationnalistes nuisent au tourisme», ajoute-t-elle.

Même son de cloche du côté de l’Association des stations de ski du Québec qui se désole d’entendre des termes comme température ressentie, ce qui découragerait la clientèle.

«C’est la température sur la peau nue. Personne ne pratique le ski pas habillé, lance Josée Cusson, directrice des communications de l’association. Il faut casser l’idée que c’est froid, -25 degrés avec la température ressentie, car ceci ne l’est pas. Il n’y a pas de mauvaises températures, seulement de mauvais vêtements, mal adaptés.»

MESSAGES VÉHICULÉS

Par ailleurs, Mme Cusson affirme que des rencontres sont organisées avec des météorologues afin de les sensibiliser aux messages qu’ils véhiculent.

«On comprend que ce sont des termes scientifiques et qu’ils n’ont pas le choix, mais il faut trouver des alternatives, précise la directrice des communications. Ils ont d’ailleurs fait plusieurs capsules cette année sur comment bien s’habiller l’hiver par exemple.»