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Claudia Ferri: actrice engagée

Claudia Ferri
Photo Le Journal de Montréal, Chantal Poirier Claudia Ferri est la porte-parole de la 5e édition de l’exposition-encan Parle-moi d’amour Centre Wellington.

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C’est parce qu’elle a été témoin des effets néfastes engendrés par les tabous entourant la maladie mentale que Claudia Ferri, qui reprendra son rôle de Bettina Solanes dans la prochaine saison d’Unité 9, a décidé de s’engager auprès de l’organisme Les Impatients.

Le 25 mai, elle animera la soirée de clôture de l’exposition-encan Parle-moi d’amour Centre Wellington, dont les profits seront versés à̀ l’atelier des Impatients de Verdun. D’ici là, elle invite le public à y prendre part et à miser sur l’une des 103 œuvres réalisées par des artistes professionnelles et des Impatients.

«J’ai connu Les Impatients il y a environ dix ans, a-t-elle expliqué. Ils offrent des ateliers artistiques qui permettent aux gens qui souffrent de problèmes de santé mentale de se désengager du système hospitalier en s’exprimant à travers l’art. Je les trouve extraordinaires.»

Celle qui comptait parmi les amies du chanteur André Dédé Fortin, qui a mis fin à ses jours il y a 16 ans, croit que l’on peut sauver des vies en démystifiant les tabous entourant les problèmes de santé mentale et les personnes qui en souffrent.

«Il y a beaucoup de culpabilité et de honte. Je trouve ça dommage, car c’est comme si on accusait des victimes d’avoir commis un crime, a-t-elle affirmé. Même si mon ami André est allé vers des gens, il n’a pas su se libérer de sa souffrance, car le système autour de lui ne le facilitait pas. Ce n’est pas normal de se sentir coupable au point de se laisser engloutir par ses malaises. Il y a encore beaucoup de chemin à faire.»

D’est en ouest

Le tournage de la prochaine saison d’Unité 9 s’est amorcé cette semaine. Claudia Ferri, qui a fait son entrée à Lietteville l’automne dernier, est heureuse de reprendre son rôle de Bettina Solanes, une latina incarcérée pour une affaire de drogue.

«Depuis Unité 9, les gens me reconnaissent davantage, a expliqué celle qui a toujours mené une carrière bilingue et qui, en raison de ses origines multiples (son père est italien et ses ancêtres maternels sont irlandais, écossais, français et amérindiens), peut incarner des personnages originaires de divers pays. Je ne sais pas si ce rôle va m’amener d’autres opportunités au Québec, mais il ne me fermera certainement pas de portes.»

L’actrice, que l’on a pu voir dans Mambo Italiano, Omertà - La loi du silence et La Marraine a également été de la distribution de la populaire série américaine The Killing. Depuis 30 ans, elle enchaîne les projets «d’est en ouest». Récemment, elle a signé des ententes avec deux agences, aux États-Unis, dans le but de développer davantage ce marché.

«J’ai vraiment l’impression que le meilleur est à venir, pour moi. L’un de mes rêves, c’est de pouvoir vieillir à l’écran.»


♦ Tous les détails concernant l’exposition-encan Parle-moi d’amour Centre Wellington se trouvent à l’adresse impatients.ca/activites/4023/.