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Le message Twitter du maire à l’origine de la crise du «flushgate»?

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Photo Agence QMI, Maxime Deland Le maire de Montréal, Denis Coderre.

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La crise du déversement des eaux usées en octobre n’aurait peut-être pas eu lieu sans un message Twitter du maire Denis Coderre.

Selon un rapport commandé par la Ville de Montréal, la décision de déverser jusqu’à 8 milliards de litres d’eaux usées dans le fleuve Saint-Laurent aurait pu passer inaperçue.

L’intervention de M. Coderre, le 30 septembre 2015, aurait lancé le débat.

«Ai demandé au prés CE, P. Desrochers de réévaluer le dossier du déversement dans fleuve. Besoin qu’on me prouve que c’est la chose à faire...», avait alors écrit le maire sur Twitter.

Avant ce moratoire, la nouvelle n’avait pratiquement aucune amplitude, indique le rapport d’Influence Communication.

«C’est lors de l’annonce du maire sur Twitter que la nouvelle a connu une forte polarisation et où l’ensemble de l’argumentaire s’est fait connaître», lit-on.

La Ville a mandaté la firme en octobre pour évaluer l’impact de ce que plusieurs ont surnommé le «flushgate». La période évaluée était comprise entre le 26 et le 30 septembre 2015.

Au cabinet du maire, on dit qu’il ne regrette pas son message, signe de transparence avec les citoyens.

Médias neutres

La crise a enflammé le web dans les jours suivant l’annonce du maire, créant une véritable controverse.

Alors que certains trouvaient inacceptable de jeter les eaux contaminées dans le Saint-Laurent, d’autres rappelaient que c’était déjà le cas lors des jours de fortes pluies.

Le travail des médias est cependant demeuré neutre, souligne la firme.

La notion d’égouts, les huit milliards de litres d’eau et les 2600 piscines olympiques ont été les images les plus fortes utilisées pour présenter le dossier, souligne la firme.

La nouvelle avait même fait le tour du monde. Le New York Daily News, entre autres, avait suivi le dossier jusqu’à ce que Montréal obtienne l’autorisation du ministère de l’Environnement.

La descente du maire dans l’intercepteur où se déroulaient les travaux a également fait jaser.

À cause de sa combinaison bleue et de son casque jaune, plusieurs l’ont comparé à un Minion, petite créature jaune du film d’animation du même nom. Sa photo a été relayée sur les réseaux sociaux.

«Je trouve ça sympathique. Ma fille était contente, parce qu’elle aime beaucoup ça, les Minions», avait-il déclaré.