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Sullivan doit se donner des options

Sullivan doit se donner des options
Photo AFP

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J’ignore quelle sera la décision de Mike Sullivan.

Au moment d’écrire ces lignes, on ne savait toujours pas qui de Matthew Murray ou de Marc-André Fleury serait devant le but des Penguins pour affronter le Lightning de Tampa Bay dans le match pivot, le cinquième, ce soir à Pittsburgh.

En utilisant Fleury en troisième période, vendredi soir, à Tampa, Sullivan a voulu donner du temps de jeu à son vétéran gardien. Il a voulu aussi accorder un congé à son jeune gardien devant l’inertie de sa troupe.

Et, il savait qu’il allait soulever plusieurs interrogations. Je suis persuadé que l’idée de remplacer Murray par Fleury après le troisième but du Lightning, marqué par Jonathan Drouin, lui est passée par la tête. Mais il ne restait que deux ou trois minutes à la période et tu ne veux jamais retirer un gardien pendant une période à moins que les circonstances t’y obligent.

Murray est-il fatigué ?

Je n’ai pas toutes les données relativement au statut des deux gardiens. Fleury a-t-il retrouvé la forme malgré une absence de 50 jours? Murray éprouve-t-il un peu de fatigue? Doit-on se tourner vers le gardien le plus expérimenté pour une série deux de trois?

Dans le contexte actuel, le plus expérimenté des deux gardiens n’a pas vu d’action depuis près de deux mois.

Il va de soi que Sullivan a consulté ses adjoints. Il a sûrement discuté avec Jim Rutherford parce que Fleury a passé toute sa carrière à Pittsburgh. D’autre part, avec son directeur général, ils ont également abordé le statut de Murray pour les prochaines années. Un changement pourrait-il avoir des conséquences néfastes sur le jeune gardien?

Ça ne fait aucun doute que Murray mérite de retourner devant le filet. Dans les faits, il a été l’un des éléments les plus importants de la présence des Penguins en finale d’association. Et, si vous avez vu le match de vendredi, n’a-t-il pas été spectaculaire après avoir alloué un but à Ryan Callahan après une vingtaine de secondes de jeu?

Manque de soutien

Son équipe ne l’a pas soutenu pendant deux périodes. Je suis persuadé que les vétérans des Penguins le reconnaissent. Ils ont une dette envers lui. Il est clair que Sullivan risque de passer plus de temps à Pittsburgh au cours des prochaines années que Marc-André Fleury.

Le plafond salarial oblige parfois les équipes à prendre des décisions déchirantes. On sait, chez les Penguins, que Murray représente le gardien d’avenir, qu’il réunit toutes les qualités pour préparer l’après-Fleury. Mais, a-t-il devancé l’échéance?

La réponse appartient aux dirigeants de l’équipe.

Sullivan, s’il a déjà fait connaître sa décision, doit se donner des options. Fleury n’a joué qu’une période et il a reçu sept tirs. A-t-il les réflexes assez bien aiguisés?

Pas de doute qu’il a vécu des expériences stressantes au cours de sa carrière. D’un autre côté, que peut-on reprocher à Murray? Une défaite à Tampa? Cette défaite, elle est le résultat d’une formation qui semblait moins affamée que son adversaire.

Matthews ou Laine ?

J’ai bien hâte au repêchage des joueurs amateurs.

Que feront les Maple Leafs de Toronto? Patrik Laine, de la Finlande, ou Auston Matthews, des États-Unis?

Je crois que les Leafs opteront pour Matthews, un joueur de centre créatif, possédant un très bon gabarit et prêt à faire le saut immédiatement dans la Ligue nationale. À cet égard, si Laine est sélectionné par les Jets de Winnipeg, il est évident qu’il sera dans la formation de cette équipe en octobre prochain.

Pour les Leafs, la possibilité d’obtenir un joueur de centre aussi talentueux est une opportunité qu’on ne rencontre pas souvent. Plusieurs avancent que si Toronto parvient à embaucher Steven Stamkos, Laine serait un choix logique, un ailier format géant, un compétiteur né.

D’une part, Stamkos ira-t-il à Toronto? Et, d’autre part, Matthews est un joueur de centre hors de l’ordinaire.

Thornton à son mieux

Je ne me rappelle pas avoir vu Joe Thornton exerçant un impact aussi impressionnant.

Il est heureux et il vit présentement ses meilleurs moments depuis son arrivée à San Jose.

Depuis le début des séries éliminatoires, il joue avec beaucoup d’intensité, il est inspiré par l’équipe des Sharks, et aussi, il apprécie au plus haut point la structure imposée par Peter DeBoer derrière le banc.

Beaucoup d’énergie

Thornton ressent toujours cette pression avec laquelle les vétérans doivent composer pendant les séries éliminatoires.

Mais, parce que son entraîneur utilise quatre lignes d’attaque, parce qu’il a toujours beaucoup d’énergie quand il saute sur la patinoire, il est en mesure de pratiquer son style de passeur avec beaucoup d’efficacité.

Ce que j’ai remarqué également, c’est qu’il ne commet pas de revirements. Quand il est en possession de la rondelle, vous savez qu’il fera un jeu permettant à Tomas Hertl ou encore à Joe Pavelski d’obtenir des tirs de qualité.

Des Blues déroutés

Et son travail en supériorité numérique fait en sorte que les Blues sont déroutés. Les équipes savent maintenant que, manquer de discipline contre les Sharks, c’est courir à sa perte.

Dans les années 1970, quand les Flyers prêchaient l’intimidation, ils ne pouvaient pas pratiquer ce style contre nous (le Canadien), parce que nous possédions une attaque à cinq explosive.

Les Blues sont incapables de pratiquer leur système basé sur le jeu robuste parce qu’ils craignent de se retrouver sur le banc des pénalités.