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Anticosti: Couillard tente de «saboter» le projet, selon la CAQ

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La Coalition avenir Québec accuse le gouvernement Couillard de «saboter» le projet d'exploration des hydrocarbures sur Anticosti.

Québec a renié sa promesse d'autoriser trois forages à fracturation hydraulique sur l'île avant la fin du mois d’avril. La sous-ministre de l’Environnement, Chrystine Tremblay, s’était engagée par écrit à ce que le certificat d’autorisation soit livré à temps pour que les forages visant à confirmer le potentiel pétrolier et gazier d'Anticosti soient réalisés cet été comme prévu, a révélé Le Journal. Mais les permis ne sont toujours pas délivrés, ce qui a obligé l'entreprise Pétrolia à reporter ses travaux de fracturation hydraulique à 2017.

Pour le député caquiste François Bonnardel, le premier ministre tente de démolir un projet qui ne lui plaît pas en allongeant les délais inutilement. Philippe Couillard a signifié à de nombreuses reprises sont aversion pour l'entente signée par le gouvernement de Pauline Marois.

«Comme il ne peut pas simplement déchirer le contrat signé avec Pétrolia, le gouvernement multiplie les manoeuvres pour le contourner!», a pesté mardi le député de Granby à l'Assemblée nationale.

Au Parti québécois, on soupçonne le premier ministre d'ingérence politique. Le député Alain Therrien a rappelé que Philippe Couillard a déclaré il y a quelques semaines que les fonctionnaires devront obéir aux directives du gouvernement.

Heurtel renvoie la balle à Pétrolia

Le ministre de l'Environnement, David Heurtel, renvoie la balle dans le camp de la pétrolière québécoise. Il soutient que toutes les conditions préalables à la délivrance du permis de forage n'avaient pas été rencontrées jusqu'à la semaine dernière.

«Dans le cas de forages qui doivent se faire à Anticosti, des forages hydrauliques, une nouvelle technologie, on s'assure que la science soit respectée, qu'on fasse toutes les études nécessaires et qu'on suive l'ensemble de la réglementation québécoise en vigueur. Et c'est pour ça qu'on prend le temps qu'il faudra», insiste M. Heurtel.

C'est pourtant le gouvernement libéral qui est intervenu l'automne dernier auprès de Pétrolia pour repousser la tenue d'une consultation, avec la promesse de traiter la demande de permis en priorité.

L'entreprise déplore le peu d'empressement des fonctionnaires de procéder avec diligence. Ces derniers ont même fait parvenir leurs premières communications à la pétrolière par courrier régulier, «augmentant inutilement les délais».