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EgyptAir: des éléments accréditent l'hypothèse d'une explosion

EgyptAir: des éléments accréditent l'hypothèse d'une explosion
AFP

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LE CAIRE | Les premiers examens réalisés sur les restes humains retrouvés parmi les débris de l'Airbus d'EgyptAir qui s'est abîmé en Méditerranée jeudi dernier accréditent l'hypothèse d'une explosion à bord de l'avion, bien qu'aucune trace d'explosifs n'ait été détectée, ont déclaré mardi un responsable des services égyptiens de médecine légale et des personnes proches de l'enquête.

LE CAIRE | Les premiers examens réalisés sur les restes humains retrouvés parmi les débris de l'Airbus d'EgyptAir qui s'est abîmé en Méditerranée jeudi dernier accréditent l'hypothèse d'une explosion à bord de l'avion, bien qu'aucune trace d'explosifs n'ait été détectée, ont déclaré mardi un responsable des services égyptiens de médecine légale et des personnes proches de l'enquête.

Le responsable des services de médecine légale fonde son affirmation sur la petite taille des morceaux de corps retrouvés pour l'instant.

«La taille des restes va dans le sens d'une explosion. Le morceau le plus gros était de la taille d'une paume de main», a déclaré ce responsable. Il a précisé que les parties de corps récupérées depuis dimanche remplissaient 23 sacs.

Un autre responsable des services de médecine légale a souligné qu'un petit nombre seulement de restes humains est arrivé pour l'instant et qu'il est trop tôt pour dire s'il y avait eu une explosion à bord.

Selon les enquêteurs français du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), l'avion d'EgyptAir a envoyé une série de messages automatiques signalant la présence de fumées suspectes à bord peu avant sa disparition.

Ces messages n'ont toutefois pas permis de déterminer l'origine de ces fumées. Les experts n'excluent ni un sabotage délibéré ni une défaillance technique.

Selon des personnes ayant participé à de précédentes enquêtes impliquant des explosions, les enquêteurs travaillent à partir des débris, des bagages et des vêtements et des analyses chimiques pour repérer les traces d'une explosion.

L'A320 d'EgyptAir, qui assurait la liaison entre Paris et Le Caire, a disparu des écrans radars jeudi matin au-dessus de la Méditerranée alors qu'il entrait dans l'espace aérien égyptien. Il transportait dix membres d'équipage et 56 passagers, dont 30 Égyptiens, 15 Français et deux Canadiens.

La recherche des boîtes noires pourrait prendre encore plusieurs jours

La recherche spécifique des boîtes noires de l’A320 d’EgyptAir pourrait prendre encore plusieurs jours en attendant le déploiement du matériel spécialisé, a-t-on appris de sources concordantes.

«La zone à rechercher (...) est presque aussi grande que la zone de recherche de líAF447î (líA330 d’Air France effectuant la liaison Rio de Janeiro - Paris qui s’est abimée en mer en 2009, ndlr), a expliqué à l’AFP une source proche du dossier ayant requis l’anonymat.

Le rapport du Bureau d’enquêtes et dianalyses (BEA) français sur l’accident du vol AF447 en 2009 mentionne un cercle de recherche de 40 milles nautiques de diamètre, soit environ 74 kilomètres.

«Une fois le matériel de recherches spécialisé acheminé sur place, il faudra repérer les signaux afin de localiser les boîtes puis ensuite les remonter à la surface. Ça va prendre encore plusieurs jours», a ajouté la source.

Ce délai a été confirmé par une autre source proche du dossier qui a requis l’anonymat.

La France a dépêché dans la zone présumée du crash de l’Airbus d’Egyptair un patrouilleur de haute mer, qui est arrivé sur place lundi en fin de matinée, mais selon la Marine française, la priorité est actuellement à la recherche d’éléments en surface.

«Pour l’instant la priorité c’est la recherche de toutes les traces de l’avion, les débris, les victimes (..) On se focalise sur les éléments en surface pour optimiser la zone de recherches, a déclaré un porte-parole.