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Le bon et la brute

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François Paradis colle aux basques du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, avec fougue mais élégance.

Le défi était colossal pour l’ex-animateur d’affaires publiques de TVA. Gaétan Barrette connaît les dossiers de la Santé comme le fond de sa poche et il est un rude bagarreur politique qui frappe ses adversaires pour leur faire mal.

En mars 2010, le magazine L’actualité avait titré un portrait du personnage «Mad dog Barrette» en référence au lutteur professionnel Mad dog Vachon, un «méchant».

François Paradis serait au contraire un Jacques Rougeau, le «bon».

Un député de dossiers

Je roulais boulevard Laurier à Québec en début d’après-midi vendredi, tout en écoutant avec amusement pour son habileté une entrevue du député de Lévis. Il dénonçait les temps d’attente inacceptables pour des échographies.

Comme toujours, il était bien documenté. Il déclinait des statistiques accablantes, tout en assortissant sa démonstration d’exemples concrets d’expériences vécues par des citoyens.

Excellent communicateur, il a œuvré dans des médias de masse. Il sait comment aller chercher le public. Ses sorties sont aussi planifiées pour obtenir le maximum de visibilité. La liste des dossiers qu’il a traités depuis 2014 est longue comme le bras. Elle va des gicleurs pour les résidences des personnes âgées aux budgets anémiques pour les soins à domicile. Elle passe par le «racket des bains» aux personnes âgées, le temps d’attente pour des chirurgies, une hausse budgétaire qui ne couvre même pas la hausse des coûts de système. J’en passe et j’en passe.

Nul doute qu’il travaille beaucoup.

L’opposant officiel

La critique du PQ en Santé, Diane Lamarre, est appliquée. Mais elle se fait éclipser à l’Assemblée nationale et dans les médias par François Paradis comme «opposant officiel» au «terrifiant» ministre Gaétan Barrette. De la même façon que le critique de la CAQ en éducation, Jean-François Roberge, a su le faire dans son secteur.