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La saveur québécoise d’Independence Day 2

La saveur québécoise d’Independence Day 2
Photo courtoisie

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Une des productions hollywoodiennes les plus attendues de l’été, Independence Day: Résurgence aura une forte saveur québécoise grâce à la contribution des Montréalais James A. Woods et Nicolas Wright qui ont signé le scénario du film et qui joueront chacun un petit rôle à l’écran.

Joints cette semaine à Los Angeles où ils habitent depuis neuf ans, James A. Woods et Nicolas Wright admettent que leur niveau de nervosité augmente de jour en jour à l’approche de la sortie du film, le 24 juin.

Les mises en ligne de différentes bandes-annonces du film au cours des derniers mois ont alimenté un immense buzz chez les cinéphiles qui attendent cette suite d’Independence Day depuis des années. Le premier film a pris l’affiche il y a déjà 20 ans, en juillet 1996.

«On ne cachera pas que c’est très stressant, lance en riant James A. Wood au bout du fil.

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«Ça fait presque deux ans qu’on travaille sur ce projet et qu’on se fait poser des questions sur le film. Le 24 juin, les gens vont pouvoir enfin voir le résultat final et se faire leur propre idée. L’heure du verdict approche. On est nerveux, mais on est aussi très excités.»

Les deux scénaristes ont d’ailleurs eu la chance de constater le résultat final sur grand écran récemment.

«On a vraiment été impressionnés, avoue James A. Woods. La qualité de ces effets va en surprendre plusieurs. Roland Emmerich [le réalisateur] a attendu 20 ans pour faire cette suite. Et on constate en voyant le nouveau film à quel point la technologie des effets visuels a évolué. C’est fascinant ce qu’ils peuvent faire par ordinateur. Et c’est super intéressant pour des scénaristes comme nous. On peut écrire un scénario en se disant qu’il n’y a pas de limites!»

Un peu de chance

C’est un heureux concours de circonstances qui a permis à James A. Woods et Nicolas Wright d’écrire la version finale du scénario d’Independence Day: Résurgence dont le budget est estimé à plus de 200 M$.

«Roland Emmerich nous a contactés quand Will Smith a décidé de ne pas jouer dans la suite, explique Nicolas Wright.

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«Il fallait réécrire rapidement un scénario sans le personnage de Will Smith. Roland a pensé à nous parce qu’on lui avait vendu deux ans plus tôt un scénario de film d’action qu’il avait beaucoup aimé. On s’est donc retrouvés dans une rencontre avec Roland et plusieurs scénaristes réputés à Hollywood pour lancer le plus d’idées possible pour le scénario. Roland et les dirigeants du studio Fox ont aimé ce qu’on proposait puisqu’ils nous ont confié l’écriture de la version finale du scénario.»

«Avec le recul, je m’aperçois à quel point on a eu de la chance, ajoute James A. Woods.

«On dit souvent que c’est le talent qui compte, mais la chance et le timing sont souvent aussi importants dans ce métier. Si Will Smith n’avait pas décidé de ne pas jouer dans le nouveau film, on n’aurait jamais eu cette incroyable opportunité.»


Independence Day: Résurgence prend l’affiche le 24 juin.

Le retour des extraterrestres

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Peu de détails ont filtré sur l’histoire d’Independence Day: Résurgence. Mais ce qu’on comprend d’après le contenu des bandes-annonces, c’est que les extraterrestres qui avaient menacé la Terre dans le premier film reviennent 20 ans après cette première tentative d’envahir le monde.

«Dans le fond, le nouveau film reprend là où le premier nous avait laissés», souligne James A. Woods sans vouloir trop révéler d’informations sur l’histoire du nouveau film.

«Ce que je peux dire avec certitude, c’est qu’ils reviennent!» lance-t-il en riant.

Selon lui, la sortie d’Independence Day: Résurgence apportera un vent de fraîcheur dans la saison des blockbusters estivaux qui a, pour l’instant, été dominée par les superhéros (Capitaine America, X-Men).

«Le succès de Monde Jurassique a démontré l’an passé que le public avait une certaine nostalgie pour les films d’aventures des années 1990 qui ne se prenaient pas trop au sérieux. Independence Day 2 s’inscrit dans cette catégorie. Il y a beaucoup d’action, mais aussi d’humour. C’est une des choses qu’on avait aimées du premier film et qu’on a voulu reproduire dans la suite. Je crois que ça va faire différent des films de superhéros comme Capitaine America ou X-Men, qui sont un peu plus sérieux.»

En plus d’avoir écrit le scénario, James A. Woods et Nicolas Wright jouent chacun un rôle dans le film. Si le personnage joué par Woods est plus discret, celui de Wright a une certaine importance dans l’histoire.

«C’est le réalisateur Roland Emmerich qui a suggéré qu’on joue dans le film. On pourrait croire qu’on s’est écrit des rôles pour jouer dans le film, mais ce n’est pas le cas», s’exclame en rigolant Nicolas Wright.

Roland Emmerich voulait tourner le film à Montréal

Il s’en est fallu de peu pour que le film Independence Day 2 soit tourné à Montréal, l’an passé.

Amoureux de Montréal où il a tourné plusieurs de ses films (dont White House Down et Le jour d’après), le réalisateur Roland Emmerich avait effectivement choisi la métropole québécoise pour le tournage de la suite de son film à succès Independence Day. Mais le retour des mutants de X-Men à Montréal l’a obligé à changer ses plans.

Les scénaristes James A. Woods et Nicolas Wright ont été impressionnés par les effets visuels spectaculaires du nouveau film Independence Day.
Photo courtoisie
Les scénaristes James A. Woods et Nicolas Wright ont été impressionnés par les effets visuels spectaculaires du nouveau film Independence Day.

«On a eu le feu vert pour le tournage d’Independence Day en novembre 2014. Le problème c’est qu’une semaine plus tôt, Bryan Singer [le réalisateur des X-Men] avait eu le feu vert pour Apocalypse et avait appelé les Studios Mel’s pour les réserver. Il n’y avait donc plus de studios disponibles à Montréal pour Independence Day 2. On s’est donc retrouvés à chercher des studios ailleurs. Le film a finalement été tourné au Nouveau-Mexique, ce qui n’était pas l’idéal», raconte James A. Woods.

Wright, qui a rencontré Emmerich il y a quatre ans sur le plateau de tournage de White House Down (dans lequel il avait un petit rôle), est d’ailleurs convaincu que le réalisateur allemand reviendra tourner à Montréal éventuellement.

«Roland va revenir tourner à Montréal, c’est sûr. Il adore la ville, les techniciens, les installations et la culture de la ville. C’est une de ses villes préférées au monde. Il a même dit qu’il songeait à venir s’y installer.»

Un rêve hollywoodien

Acteurs à la base, James A. Woods et Nicolas Wright écrivent ensemble depuis une dizaine d’années. En plus d’avoir vendu un scénario de film d’action à Roland Emmerich il y a quelques années (le film est toujours en développement), les deux Montréalais ont récemment été recrutés pour écrire la suite de Stargate, la porte des étoiles, qui sera réalisée par ce même Emmerich.

«On est très occupés là-dessus. Ça va très bien. On vient de rencontrer les dirigeants du studio MGM auxquels on a soumis une première version du scénario. Tout le monde est très content de la direction que prend l’histoire. On espère avoir le feu vert pour entrer en production au cours des prochains mois.»

Sans pouvoir préciser les titres, les deux scénaristes disent aussi travailler sur les scénarios d’autres gros films qui pourraient voir le jour au cours des prochaines années.

«Ce sont des projets secrets qu’on ne peut pas révéler mais qui sont très excitants. On sent que notre carrière de scénaristes a vraiment décollé depuis trois ans.»

Qui sont-ils ?

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♦ Né à Montréal il y a 36 ans

♦ A étudié à l’école d’acteurs Lee Strasberg Theatre and Film Institute, à New York
 
♦ A joué dans plusieurs films et séries télé dont Hatley High, The Business, The Festival et Blue Montain State. En français, on l’a vu notamment dans quelques épisodes de la série Lance et compte.
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♦ Né à Montréal il y a 34 ans

♦ A été élu révélation de l’année en 2004 au festival Just for Laughs de Montréal grâce à son court métrage Toutouffe.
 
♦ On l’a vu notamment dans les films White House Down, Swamp Devil, Afghan Luke et Hatley High.