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Accro au «Crossfit»

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Les adeptes du «Crossfit» me comprendront: dès mon initiation, c’est devenu pour moi une passion.

Je remercie une amie de m’avoir encouragée à me lancer dans ce type d’entraînement qui sollicite des mouvements de toutes les parties du corps et qui s’inspire de sports variés comme la gymnastique, l’athlétisme et l’haltérophilie.

J’ai découvert cette méthode de conditionnement physique en janvier 2012. C’est tellement complet comme entraînement que ça m’a servie pour la suite de ma carrière, durant une période cruciale quand j’ai décidé de réintégrer l’équipe nationale de soccer. Ça a fait de moi une joueuse plus solide et stable dans les nombreux contacts physiques sur le terrain. Je suis plus rapide et je cours avec plus de puissance.

L’orgueil à la porte

Toutes les souffrances qu’on s’impose au «Crossfit» m’ont aussi renforcie là où c’est important: mentalement! Disons que ça contribue à surmonter l’adversité durant un match.

En entrant dans la salle pour mon premier entraînement en «Crossfit», j’ai vite compris qu’il vaut mieux laisser son orgueil à la porte. Je croyais que j’étais en forme. Après tout, je suis une athlète, que je me disais.

Quand l’entraîneur m’a suggéré que je pouvais faire mes «push-ups» sur mes genoux ou sur mes pieds, ce n’était pas une option pour moi, la fille hyper compétitive. Bien trop facile! Après une dizaine de répétitions, j’avais déjà regretté ma décision. J’ai été forcée de terminer sur les genoux parce que je ne pouvais même plus m’arracher du sol!

Pour une joueuse de soccer, les exercices sollicitant le haut du corps ont toujours été les plus exigeants. Des «push-ups» avec une charge de 120 livres sur le dos, des «chin-ups» avec un poids de 35 livres à la ceinture, un épaulé avec une barre de 170 livres; on est loin de courir pour un ballon durant un match de soccer.

Une confrérie

J’ai été active en «Crossfit» en 2012 et 2013, mais malheureusement, je suis forcée de délaisser cette passion durant ma saison, ici à Orlando. Je dois suivre les entraînements soumis par le préparateur physique de l’équipe nationale. C’est un type d’entraînement spécifique avec moins de volume et d’intensité.

Pour certains, le «Crossfit» peut ressembler à un sport extrême, mais il faut plutôt y voir une pratique pour améliorer sa santé et ses qualités physiques. Elle rassemble une confrérie dans laquelle on s’encourage mutuellement.

Cette passion m’a amenée à accompagner une amie en Californie, en juillet 2013, qui participait aux championnats du monde en équipe. Pour une raison additionnelle, le «Crossfit» a été bon pour moi. C’est à cette occasion que j’ai rencontré mon amoureux, Roch Proteau. J’avais de nouvelles raisons pour y retourner en 2014 et 2015 et encourager l’équipe Pro 1 de Montréal que dirige Roch.

— Propos recueillis par Alain Bergeron