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Selon le PDG de McDonald’s, les robots ne vont pas remplacer les employés

Selon le PDG de McDonald’s, les robots ne vont pas remplacer les employés
AFP

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Le Business Insider rapportait que le PDG de l'entreprise, Steve Easterbrook, ne prévoit pas remplacer les travailleurs par des machines. Et ce, même si la chaîne s'engageait à payer ses employés 15 dollars l’heure.

Des manifestants s'étaient réunis cette semaine devant le siège de McDonald's (Oak Brook, Illinois) durant la réunion annuelle des actionnaires, pour réclamer un salaire minimum de 15$ de l'heure et de meilleures conditions de travail. 

Selon le PDG de McDonald’s, les robots ne vont pas remplacer les employés
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«Je ne crois pas qu’il y ait un risque de perdre des emplois», a affirmé Steve Easterbrook lorsqu'on lui a demandé si la hausse des coûts de main-d'œuvre forcerait la chaîne à supprimer des emplois en remplaçant les employés par des guichets ou d'autres services automatisés. 

Il a expliqué qu'automatiser la préparation de la nourriture permettrait qu'un plus grand nombre d’employés travaillent directement avec les clients et que le service à la clientèle serait ainsi maximisé.

«En fin de compte, nous œuvrons dans le secteur des services. Nous sommes en concurrence avec d’autres options pour les consommateurs qui veulent sortir pour boire et manger», a ajouté Easterbrook. 

«Honnêtement, nous allons toujours miser sur l’importance du facteur humain.»

Les propos du PDG font écho aux questions de plusieurs personnes – parmi lesquelles un ancien PDG de McDonald’s – qui prétendent que la hausse du salaire minimum pour les employés de McDonald's signifie la fin des boulots de débutants qu'offrent le plus souvent les chaînes de restauration rapide.

«Ça coûte moins cher de payer 35 000 $ pour un bras robotisé que d’embaucher un employé qui est inefficace à 15 $ de l’heure pour s’occuper des frites», a affirmé pour sa part l’ex-PDG de McDonald’s aux États-Unis Ed Rensi, en entrevue pour la chaîne Fox Business Networks.

«C'est absurde! C’est vraiment destructeur, cette inflation [du salaire des employés]. Ça va créer une perte d’emplois à travers le pays. Vous ne croirez pas à ça.»

Rensi a occupé la fonction de PDG chez McDonald’s de 1991 à 1997. Il s’est toujours prononcé ardemment contre l’augmentation du salaire minimum pour les employés de la chaîne.

Il a signé un article à ce propos dans le magazine Forbesen avril: «Je peux vous assurer qu’une augmentation du salaire minimum ne veut pas dire la fin de la marque. Cependant, ça va enlever les possibilités de trouver du boulot pour des gens qui n’ont pas beaucoup d’autres options.»

Steve Easterbrook persiste à croire que même si McDonald’s expérimente l’automatisation, les travailleurs n’ont pas à craindre pour leur emploi si leur salaire augmente. Jusqu’à maintenant, son parcours chez McDonald’s tend à confirmer ses dires.

L'année dernière, l'augmentation de l'investissement de McDonald's en salaires et avantages sociaux des employés a déjà eu un impact significatif sur le service à la clientèle – l'un des volets les plus problématiques de l'entreprise.

Selon Easterbrook, le taux de satisfaction de la clientèle a augmenté de 6 % au premier trimestre, comparativement à la même période l'an dernier.