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Un mois sans produire de déchets

L’ambitieux défi d’une écologiste de Gatineau

Lorsqu’elle va à l’épicerie, Chloé Gourde utilise des sacs réutilisables pour ses fruits et légumes, une taie d’oreiller pour son pain et des plats en plastique et des contenants en verre pour la nourriture en vrac.
Photo Journal de Montréal, Léa Papineau-Robichaud Lorsqu’elle va à l’épicerie, Chloé Gourde utilise des sacs réutilisables pour ses fruits et légumes, une taie d’oreiller pour son pain et des plats en plastique et des contenants en verre pour la nourriture en vrac.

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GATINEAU | Une femme de l’Outaouais s’est lancé comme défi de ne produire aucun déchet durant un mois complet. Sacs réutilisables et contenants en plastique sont ses alliés durant cette épreuve.

Depuis cinq ans, Chloé Gourde se lance chaque année un défi environnemental. Après avoir entre autres réduit sa consommation d’eau et acheté «local», cette année elle a choisi d’arrêter de produire des déchets durant le mois de mai.

La femme de 26 ans prépare ce défi depuis février. Elle semble vraiment avoir pensé à tout, des sacs réutilisables à la brosse à dents biodégradable jusqu’aux serviettes hygiéniques lavables.

«En février et mars, chaque fois que je jetais quelque chose, je le notais dans mon cellulaire. Ensuite, j’essayais de trouver une solution de rechange à ces trucs que je jetais», raconte-t-elle.

Chloé Gourde se promène presque partout avec ses plats réutilisables. Quand elle va à la boucherie ou à la poissonnerie, elle demande qu’on lui mette ses achats dans ses contenants. Lorsqu’elle va au restaurant, elle va utiliser ses plats si l’endroit n’utilise pas de vaisselle réutilisable. Elle rapporte même ses serviettes, ses restants de table et les objets recyclables chez elle quand les restaurants ne font pas de compostage et de recyclage.

«J’ai parfois droit à des regards d’incompréhension, mais je n’ai jamais eu de refus quand j’ai demandé qu’on mette mes trucs dans mes contenants réutilisables. La plupart du temps, ça fait sourire», dit la jeune femme.

Faire l’épicerie

Il n’est pas toujours simple de faire l’épicerie en pensant à ne générer aucun déchet. Par exemple, la plupart des pots de yogourt ont une petite pellicule plastique qui ne se recycle pas, ou les céréales sont presque toutes contenues dans des sacs qui ne vont pas au recyclage.

«Les étalages, c’est le plus compliqué. Il y a des options zéro déchet, mais on ne trouve pas de tout. Ça devient des habitudes: je vais finir par spotter les compagnies avec lesquelles je pourrai produire zéro déchet», explique-t-elle.

«Il s’agit d’y aller une étape à la fois. Tu ne peux pas te dire du jour au lendemain que tu vas faire zéro déchet, surtout si avant, ton mode de vie était vraiment axé sur la surconsommation. Il vaut mieux commencer par des choses simples comme apporter ses sacs réutilisables à l’épicerie», conclut-elle.