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Mort à papa! Mort à maman!

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C’est une histoire française, mais elle aurait très bien pu se passer au Québec – en fait, cela nous arrivera un jour.

Dans une école de village de la Gironde, les institutrices ont informé les parents d’élèves qu’elles ne fêteraient plus la fête des Mères ni la fête des Pères.

La raison: certains enfants n’ont pas de mère, d’autres n’ont pas de père. Ils risquent de se sentir exclus.

Alors les institutrices ont remplacé ces deux fêtes par celle «des gens qu’on aime».

Inclusion ?

La chose est devenue virale sur les médias sociaux. Elle heurtait le bon sens.

Pourquoi parler de cet événement lointain? Parce qu’il n’est pas si lointain.

Parce qu’il est révélateur d’une étrange manie qui domine notre époque: pour ne pas blesser la minorité, et quelquefois, l’infime minorité, on écrasera la majorité, on la privera de ses ancrages.

On veut créer une société inclusive pour tout le monde. Mais pour cela, on exclura la majorité. Tu es majoritaire? Ta gueule!

Papa, maman? Taisez ces mots que je ne saurais entendre! De la même manière, à la Commission scolaire de Montréal, on a effacé il y a quelques années la référence au père et à la mère dans certains formulaires pour éviter de faire preuve d’homophobie.

Parce que des gens ne fêtent pas Noël, devra-t-on désormais fêter la lumière? Parce que des gens ne fêtent pas Pâques, devra-t-on plutôt fêter le chocolat?

Tout effacer !

Et puisqu’en ce monde il y a des célibataires malheureux, devrait-on suspendre la célébration de la Saint-Valentin? Parce que certains Québécois un peu bizarres se sentent d’abord et avant tout Canadiens, faut-il cesser de célébrer la Saint-Jean?

Faut-il tout aseptiser pour ne déplaire à personne, pour n’écorcher personne?

Faut-il défigurer le monde pour le rendre habitable à tous?

Faut-il écrire l’avenir avec une grosse gomme à effacer?

Apparemment, oui.