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Comment s’y retrouver?

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Les experts du domaine de la nutrition suggèrent toujours une lecture attentive de la liste d’ingrédients des produits alimentaires. Si certaines de ces listes tendent vers plus de naturalité, d’autres s’allongent considérablement, y rassemblant bien des termes scientifiques que l’on arrive difficilement à lire. Le point sur les additifs!

Qu’est-ce qu’un additif alimentaire ?
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Selon Santé Canada: «Un additif alimentaire est toute substance chimique ajoutée à un aliment lors de la préparation ou avant l’entreposage, et qui s’intègre à celui-ci ou en modifie les caractéristiques pour l’obtention de l’effet technique désiré.»

Les additifs alimentaires sont ­régis par le Règlement sur les aliments et les drogues et les Autorisations de mise en marché (AM). Leur innocuité doit être prouvée avant toute utilisation. Actuellement, Santé Canada autorise ­l’utilisation de plus de 550 additifs alimentaires. Utilisés ­selon des normes strictes, ils sont catégorisés selon les rôles qu’ils exercent: colorants, agents émulsifiants, de conservation, ajusteurs de pH, gélifiants, etc.

D’inoffensifs à controversés
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Extraits de graines, de fruits et de légumes, les colorants naturels sont mieux accueillis par la communauté scientifique. C’est le cas notamment du rocou, du lycopène, du carotène, du rouge de betterave, du safran, de la chlorophylle ou du curcuma. D’autres additifs affichant des noms qui peuvent inquiéter sont en fait des vitamines: acide ascorbique, riboflavine et tocophérol. Ils ne posent aucun risque pour la santé.

Des exemples controversés

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  • Le BHT, hydroxytoluène butylé, est un antioxydant synthétique que l’on retrouve dans certains aliments déshydratés et barres tendres. Comme il résiste à plusieurs procédés de fabrication, on le privilégie à la vitamine E. Cependant, des tests effectués sur des rats ont révélé que le BHT pouvait causer des problèmes au foie, à la glande thyroïde et aux reins, voire provoquer l'apparition de certaines ­tumeurs cancéreuses. En France, son utilisation dans le domaine des cosmétiques a d’ailleurs été interdite.
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  • Ce n’est pas d’hier que certains colorants artificiels inquiètent. Au début des années 70, un allergologue, le Dr Benjamin Feingold, émet l'hypothèse que les additifs pourraient affecter le comportement des enfants. Sous la loupe, la tartrazine, un colorant jaune souvent ajouté aux céréales et au populaire macaroni au fromage Kraft Dinner. De plus en plus, les compagnies retirent cet additif de leurs produits. En Europe, la mention «Peut causer des troubles de l’attention et du comportement chez les enfants.» doit apparaître sur les produits qui en renferment.
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  • Les nitrites sont ajoutés aux charcuteries pour deux raisons: offrir des ­produits avec une chair bien rosée et prévenir le développement de la bactérie Clostridium botulinum, responsable du botulisme. Par contre, lorsque ces ­nitrites se lient à des protéines, comme celles que contiennent les viandes, il y a formation d’une substance cancérigène; les nitrosamines.
Le glutamate monosodique, un cas à part

Le glutamate monosodique (MSG) n'est pas un additif alimentaire, mais est plutôt considéré comme un rehausseur de saveur. Aucune limite réglementaire n’est donc établie quant à la quantité de MSG qui peut être ajoutée aux aliments. Les industriels qui l’utilisent doivent donc se conformer aux règles de bonne pratique de fabrication. Ils doivent, en d’autres termes, n’utiliser que la plus petite quantité ­requise pour rehausser la saveur de l’aliment.

À noter: le glutamate monosodique causerait, chez certaines personnes, des réactions d’hypersensibilité.

Quoi penser des additifs ?
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L’utilisation des additifs alimentaires a très certainement un impact positif sur l’offre alimentaire actuelle. Les étals des supermarchés débordent d’une diversité de produits qui demeurent frais plus longtemps. Toutefois, l’effet à long terme des additifs ainsi que leur interaction avec d’autres additifs sont encore méconnus. S’ils ne sont pas dangereux, des études confirment toutefois qu’ils peuvent avoir certains effets sur notre organisme. Prenons le cas des édulcorants: sucralose, aspartame ou acésulfame-potassium. Considérés comme des additifs alimentaires, les édulcorants entretiennent l’envie de manger des aliments sucrés et pourraient donc nuire au maintien d’un poids santé. Un ajout qui n’en vaut pas la peine!

Pour réduire la quantité d’additifs consommés, voici deux conseils à adopter:

  • lire attentivement la liste ­d’ingrédients des produits;
  • cuisiner le plus souvent possible à la maison.
Le saviez-vous ?

Sans réfrigérateur, congélateur ou autre procédé de conservation, l’homme se devait d’être inventif. Question de survie, les récoltes devaient être protégées jusqu’à la prochaine saison. La salaison et le fumage de la viande ont alors vu le jour. Les Romains utilisaient aussi le salpêtre, du nitrate de potassium, pour ­allonger la durée de vie de leurs ­aliments. Les épices et les colorants issus de la nature étaient également employés pour améliorer l’apparence et revamper la saveur des aliments.

Si les caractéristiques et les particularités des additifs sont plus ­modernes et avant-gardistes aujourd’hui, leur utilisation remonte déjà à plusieurs siècles!