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Une Montréalaise championne du monde de slam

Une Montréalaise championne du monde de slam
Photo Courtoisie

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Amélie Prévost est la première Montréalaise et la troisième Québécoise à avoir remporté la Coupe du monde de slam de poésie en 10 ans. La finale, qui s’est tenue samedi dernier à Paris, avait lieu à l’issue d’une semaine de compétition l’opposant à 18 slameurs.

«Je suis très surprise et contente de cette victoire, j’ai fait du mieux que j’ai pu car c’est vraiment un grand marathon et un vrai défi d’enchaîner ces performances pendant une semaine, lance Amélie Prévost. J’ai trouvé ça génial aussi de pouvoir rencontrer des gens qui viennent des quatre coins de la planète et qui sont tous extrêmement intéressants.»

Le 28 mai dernier, la capitale française accueillait les six finalistes de cette 10e Coupe du monde de «la poésie de l’oralité». «Pour cette finale, y avait une Hollandaise, un Espagnol, un Israëlien, une Américaine et aussi un Canadien [ndlr : le Canada et le Québec faisant l’objet de deux catégories différentes], pointe la slameuse montréalaise. Il fallait présenter trois textes devant des membres du jury issus du public, j’ai choisi ceux avec lesquels j’étais le plus à l’aise sur scène.»

Également comédienne et auteure de théâtre, Amélie Prévost avait été sélectionnée pour représenter le Québec après avoir remporté le Grand Slam de la Ligue québécoise en septembre 2015. Depuis le 9 mai, elle parcourt les scènes de slam en Europe, notamment en Allemagne et en banlieue parisienne. Elle participera entre autres à une joute oratoire opposant le Québec à la France le 2 juin à Bordeaux, avant de revenir à Montréal.

«Cette victoire me donne envie de faire de la scène dans les pays des personnes que j’ai rencontrées, assure la slameuse. Et puis à Montréal, en octobre, on fêtera les 10 ans du slam québécois. La Ligue québécoise de slam, fondée par Ivy, organisera un petit festival pour fêter ça sur le Plateau-Mont-Royal, dont je ferai partie.»

Amélie Prévost a eu la piqûre du slam en 2009 en assistant à la finale nationale du Grand Slam de Poésie. Un coup de cœur qui l’a menée à créer les années suivantes deux spectacles solos de slam présentés à travers le Québec : Histoire de la fille... Un show de spoken word, réalisé avec le musicien Philippe Lonergan, et Ma langue dans ton oreille.

En remportant cette Coupe du monde, elle succède aux Sherbrookois David Goudreault et Simon Landry, les deux précédents champions québécois en 2011 et en 2013 de cette compétition qui a lieu chaque année depuis dix ans.

Extrait d’un texte présenté par la slameuse en finale :

«... Et quand le contenu brille par son absence, je ne m'indigne même plus, j'ironise. Mais soudain comme prise de lucidité, je ressens l'avenir. Je vois le froid calcul de l'idéologie la solution pratique, applicable, radicale, implacable avancée de mon âme malade...»