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Il réinvente le meuble haut de gamme

daniel walker
photo courtoisie Daniel Walker vise le sommet et n’a pas peur de la compétition étrangère. Il croit dans les moyens de son entreprise.

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Avoir la plus belle usine de meubles en Amérique, devenir un leader du design, ramer à contre-courant en créant des emplois au Québec, telles sont les ambitions de Jaymar.

Lorsque Daniel Walker a acquis l’entreprise de meubles Jaymar en 2014, ses conseillers économiques lui suggéraient de faire des mises à pied pour rentabiliser son investissement. Non seulement il a conservé tous ses employés en poste, mais il en a engagé une vingtaine de plus depuis deux ans.

L’entreprise de Terrebonne est une des rares à toujours concevoir et fabriquer des meubles haut de gamme sur mesure au Québec.

«Je sais ce qui se passe dans le marché européen. Je sais où trouver les plus beaux cuirs en Italie, les matériaux de rembourrage de qualité supérieure. Je vise une place dans la gamme des meubles aux plus beaux designs, qui procure le meilleur confort», explique son président, Daniel Walker.

L’industrie québécoise du meuble a connu des temps difficiles au cours des 20 dernières années. Cela n’empêche pas Daniel Walker de croire que Jaymar peut faire face aux meubles importés, souvent conçus pour être remplacés rapidement.

Son objectif est de prendre sa part des 40 milliards de dollars que le marché du rembourrage génère en revenus annuels en Amérique du Nord.

Salle d’exposition

C’est en misant sur l’expérience améliorée de la clientèle qu’il a réussi, depuis deux ans, à ramener les Québécois chez Jaymar.

«On a ouvert une salle d’exposition à Terrebonne pour offrir à notre clientèle un service plus personnalisé. On s’attarde à leur souci du détail. On constate que les gens viennent valider chez nous les intuitions d’achat qu’ils ont. Ils mesurent, ils questionnent. On est là pour les guider», observe-t-il.

Sa décision de conserver tous les employés en poste a fait vivre des premiers mois difficiles sur le plan financier au nouveau propriétaire, mais il a persévéré dans sa stratégie.

«Quand j’ai acheté Jaymar, je savais dans quoi je m’embarquais. C’était mon rêve de participer à la croissance économique du Québec. En faisant confiance aux employés, en refocalisant les ventes sur les attentes de la clientèle, ça ne pouvait pas ne pas marcher. J’étais prêt à être patient», ajoute-t-il.

Planifier l’avenir

Avec un chiffre d’affaires en croissance de 20 % par année, depuis deux ans, Daniel Walker est convaincu que Jaymar reprendra sa place de grande entreprise manufacturière de meubles qu’elle détenait au début des années 2000. Il espère offrir du travail à 300 personnes d’ici cinq ans.

L’homme d’affaires était récemment à Las Vegas pour inviter les gros marchands américains à venir découvrir ici la capacité d’innovation en design, les équipements performants de son entreprise.

«Je veux que Jaymar devienne la plus belle usine de meubles en Amérique du Nord. Mes partenaires financiers, mon frère Michel qui s’occupe des finances sont de bons conseillers. J’ai une équipe d’employés extraordinaire. J’ai confiance que Jaymar atteindra son objectif d’affaires rapidement», calcule Daniel Walker.


UNE DE NOS MEILLEURES DÉCISIONS

«J’ai refusé de licencier 15 personnes, tel que suggéré. Ces employés ont aidé à la croissance de l’entreprise.»

UNE DE NOS PIRES DÉCISIONS

«Au départ, je n’ai pas suffisamment porté attention au coût des matières premières. Ça a pris huit mois pour s’en sortir.»

UN CONSEIL AUX JEUNES ENTREPRENEURS

«Écoutez les suggestions de vos partenaires et ensuite prenez vos propres décisions.»

la compagnie

Jaymar

  • Domaine d’affaires: design, fabrication et mise en marché de meubles
  • Siège social: Terrebonne
  • Actionnaire: Daniel Walker
  • Nombre d’employés: 152